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Le Batch Cooking

Le Batch Cooking est très tendance. C’est le fait de préparer les repas de la semaine en une session de cuisine, en général le dimanche. Mais le concept peut s’avérer fastidieux. C’est pourquoi Letz be Healthy et Lis Muller, responsable du service nutrition interdisciplinaire chez Mondorf Domaine Thermal vont vous expliquer leur conception du Batch Cooking en l’améliorant afin de vous faciliter vraiment la vie.

Le Batch Cooking est le fait de préparer plusieurs plats en même temps et à l’avance. Le but est de s’organiser afin de préparer des plats sains, équilibrés et prêts à être dégustés. De cette façon, fini les plats préparés, terminées les envies de grignotage. Nous allons vous donner des astuces pour gérer au mieux vos préparations culinaires au quotidien.

Pourquoi le Batch Cooking?

Après une journée de travail, on n’a pas forcément envie de se mettre derrière les fourneaux ! Il est indéniable que cela est rébarbatif. D’autre part, nous nous demandons en permanence ce que nous allons cuisiner.
En fait, grâce à cette technique, tout est prévu, organisé et prêt ! Cela vous tente ? Nous avons adopté cette technique il y a un an déjà et pour rien au monde nous ne ferions machine arrière. Un conseil :  lancez-vous sans vous mettre la pression.

Avantages du Batch Cooking

Plus de stress le soir. Votre repas sera quasiment prêt grâce à vos préparations faites en amont. Grâce à ce concept, votre alimentation pourra être basée sur des produits sains, frais et de qualité. Cela vous fera fuir les produits préparés (pleins de graisses, de sucres et trop salés. Sans parler de la qualité des matières employées).

Comment ?

Comment vous faciliter la vie ? En cuisinant le dimanche pour toute la semaine.

La méthode consiste à prévoir 2 ou 3 sortes de féculents cuits dans son réfrigérateur (boulgour, riz complet, couscous, quinoa, riz basmati pour varier). Puis, pour compléter les féculents, il faut prévoir 2 types de légumes préparés type ratatouille ou autre chose : céleri rave, carottes, brocolis… 

Voilà la base de notre concept :

Le soir, au moment de manger, le but est de faire des « assemblages d’aliments » qui sont déjà cuisinés et prêts à être réchauffés. Il ne reste plus qu’à se cuire une viande, un poisson, des oeufs et le tour est joué. Il faut avouer que c’est hyper pratique et que cela change radicalement la vie.

Mot d’ordre : organisation

Avec ce concept, tout est prévu, organisé, cuisiné, prêt ! Cela demande évidemment une bonne organisation de base. Des courses faites et bien pensées.

Il est inutile de paniquer. Commencez à préparer un plat, vous congelez quelques boites, puis un second plat et à force, vous réussirez à avoir un petit stock de plats préparés maison dans votre congélateur. Vous allez adorer cette nouvelle organisation.

Le Batch Cooking permet un gain de temps, de faire des économies, moins de gaspillage et de prévoir des dîners variés et équilibrés.

Notre Batch cooking

Les patients de Lis Muller lui disent régulièrement que cuisiner prend trop de temps, que c’est fastidieux, qu’ils ne savent pas quoi cuisiner. Elle sent bien un gros blocage dès le départ de la mise en application de ses conseils. « Nous avons un cours pour nos curistes pour organiser et planifier les repas. En fait, les gens se demandent chaque soir ce qu’ils vont cuisiner : nous leur conseillons donc d’établir sans tarder leur menu de la semaine. »

Lis Muller trouve que « le Batch cooking est intéressant mais pas forcément tel qu’il a été pensé, en le réadaptant. Car créer des plats tout prêts peut être long et fastidieux et réchauffer par exemple un poisson n’est pas top au niveau nutritionnel et au niveau du goût. Nous préconisons donc de cuisiner à l’avance mais de faire attention à la préservation des vitamines et des sels minéraux. Pour cela, il est intéressant d’utiliser la cuisson vapeur. Dans le cuiseur on peut cuire en une fois des pommes de terre, des brocolis, du chou-fleur par exemple. Pour le printemps et l’été, on peut profiter des cuissons au barbecue à condition de ne pas griller les viandes… En cocotte, le secret est d’utiliser peu de graisse quand on saisit la viande, d’utiliser beaucoup de légumes, peu de sel, beaucoup d’herbes et épices. »

Quelques astuces de Lis Muller

Afin de savourer en petite quantité des préparations à base d’huile, Lis nous a livré quelques idées. 

  • Cuire des gousses d’ail dans de l’huile d’olive très légèrement frémissante durant 20 mn (avec les épices de votre choix, un clou de girofle). Une fois cuites, mettre les gousses dans un bocal hermétique au frigo recouvertes de l’huile de cuisson. C’est une astuce porteuse de goût à ajouter à un plat. En effet, la gousse entière libère les arômes (on peut aussi l’écraser).
  • Aromatiser son huile d’olive. Mettre une branche de basilic dans une bouteille, ajouter de l’huile d’olive durant 10-15j et  ensuite filtrer l’huile. Votre huile libèrera ses arômes à la cuisson.
  • Surgelez vos herbes aromatiques, du pesto (basilic, poignons de pins, parmesan et huile d’olive) dans des cubes à glaçons (à mettre dans un potage pour rehausser le goût).

PRÉCAUTIONS

Pour commencer, notez qu’il faut avoir les mêmes règles qu’en restauration et avoir une hygiène parfaite dans votre cuisine ! Avant de cuisiner, on nettoie correctement son plan de travail et on se lave bien les mains. Par exemple, si on goûte ses préparations, la cuillère doit être à usage unique. Cuisinez rapidement les poissons ou viandes achetées (ou les congeler pour ne pas prendre de risques).

CONSEILS UTILES

Prévoir de nombreuses boites, plats pratiques à stocker dans votre réfrigérateur (plats qui vont au congélateur et micro-ondes).

En fait, on ne laisse pas la place à l’improvisation, on fait un planning, on s’organise. On prévoit des plats plus équilibrés et variés (et que la famille apprécie) car on a le temps d’y réfléchir et de bien équilibrer sa semaine en prévoyant de varier au maximum les sources protéiques sur 7 jours en mangeant :

  • 2 fois de la volaille (poulet, dinde).
  • 2 fois du poisson dont une fois du poisson gras et une fois du poisson maigre.
  • 1 fois de la viande rouge (boeuf, agneau, gibier…).
  • 1 fois de la viande blanche (veau, porc, lapin…).
  • 1 fois un plat végétarien ou plus.

Finalement, chaque semaine, faites un ou deux plats familiaux en grosse quantité et profitez-en pour mettre des portions au congélateur. L’avantage est que si vous n’avez pas envie, pas le temps de cuisiner, il ne vous restera plus qu’à décongeler votre portion. 

Somme toute, ne négligez pas les légumineuses à manger au moins une fois par semaine. C’est plein de protéines végétales, riches en fibres et rassasiantes.

Post - Luxembourg - Nutrition
Sandrine Stauner-Facques
Journaliste / Chargée de Communication et des événements

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