Programme Art Talk du 20 au 23 novembre

ART-TALK
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Du 21 au 23 novembre 2025, Luxembourg Art Week propose un cycle de conférences et discussions (« Art Talks ») réunissant artistes, commissaires, directeurs, chercheurs, experts et acteurs du marché autour des grands enjeux auxquels le monde de l’art est aujourd’hui confronté.Conçue comme un espace de dialogue entre innovation et pratiques artistiques, cette série de tables rondes et conférences offre des clés de compréhension des transformations du secteur culturel.
Parmi elles, New Directions in the Surrounding Area et Focus Montréal exploreront les nouvelles dynamiques de la scène artistique au Luxembourg, dans la Grande Région et au Québec.The Art of Collecting et CAT – Collecting Artist Things: The Drive to Create and the Desire to Collect inviteront à réfléchir sur la collection, qu’elle soit institutionnelle ou privée, en collaboration avec le Mudam Luxembourg et le Casino Luxembourg.CMS is Coming – L’art de financer l’art et Art : Passion ou investissement ? aborderont les dimensions économiques, juridiques et fiscales du marché de l’art, avec CMS Luxembourget Eeckman Underwriting & M-Brokers.

Jeudi 20 novembre 13h30

New directions in the surrounding area

Intervenants :

  • Tania Brugnoni, directrice du MNAHA, Luxembourg
  • Patricia Couvet, directrice du Centre d’Art Contemporain – Synagogue de Delme, Delme (FR)
  • Lisa Felicitas Mattheis, directrice de la Moderne Galerie, Sarrebruck (DE)
  • Florence Ostende, responsable du département artistique du Mudam Luxembourg
  • Bérénice Saliou, directrice du FRAC Champagne-Ardenne (FR)

Modérateur :

Stefan Kobel, historien de l’art et journaliste, contributeur dans de nombreuses revues telles que Handelsblatt, Monopol et Artmagazine

ART WALK, VISUELS NEW DIRECTIONS
ART WALK, VISUELS NEW DIRECTIONS

La conférence se tiendra en anglais.

Jeudi 20 novembre 15h

Generative AI and the attribution of credit in artistic creation

Generative AI and the attribution of credit in artistic creation* En collaboration avec Kultur | lx – Arts Council Luxembourg & Université du Luxembourg

En collaboration avec Kultur | lx – Arts Council Luxembourg & Université du Luxembourg

Intervenants :

  • Dr. Finola Finn, chercheure postdoctorale, Luxembourg Centre for Contemporary and Digital History (C²DH), Université du Luxembourg (LU)
  • Dr. Donal Khosrowi, chercheur postdoctoral, Institut de Philosophie, Leibniz Universität Hannover (DE)
  • Caroline Sinders, designer, chercheur.euse et artiste spécialisée dans une approche féministe et critique de l’IA (USA)

La conférence se tiendra en anglais.

Jeudi 20 novembre 17h

CMS is coming – L’art de financer l’art : nouvelles pratiques, enjeux juridiques et fiscaux En collaboration avec CMS

Intervenants :

  • Dimitar Hadjiveltchev, associé
  • Jean-Philippe Thiellay, associé
  • Frederic Feyten, associé
  • Alejandro Dominguez, associé

La conférence se tiendra en français. 

Investir dans la culture, et en particulier dans les arts visuels, a toujours eu un impact immense, non seulement dans le domaine privé, mais aussi sur la création et la constitution de collections à la valeur inestimable, souvent ouvertes au public. Aujourd’hui, si les questions de valorisation et de transmission patrimoniale sont bien cadrées juridiquement, de nouvelles problématiques se posent : l’art est-il un actif comme les autres ? Comment continuer à investir à l’ère du numérique, de la tockenisation et de l’IA ? Quelles sont les difficultés pour valoriser une collection, dans son pays ou à l’étranger, ouvrir un lieu dédié, prêter des œuvres ? 

ART TALK, CMS is coming
ART TALK, CMS is coming

Vendredi 21 novembre, 12h30 

Does Art Distinguish Humans from Machines?

En collaboration avec LAFA – Luxembourg Association for Art Galleries and Practitioners

Intervenants :

  • Audrey Bossuyt, cofondatrice de Zidoun-Bossuyt Gallery
  • Harry Lars Ghillemyn, avocat associé au cabinet WoudLaw à Luxembourg
  • Christian Pearson, SUMO, artiste indépendant Modérateur : Pierre-Yves Lanneau Saint Léger, COO Silicon Luxembourg et Forbes Luxembourg

La conférence se tiendra en anglais. 

À l’heure où l’intelligence artificielle s’immisce dans tous les champs de la création, la question de son rôle et de son influence dans le monde de l’art se pose avec une acuité croissante. Cette table ronde propose d’explorer ces enjeux à travers les regards croisés du juriste, du galeriste et de l’artiste. Il sera question des droits d’auteur, de la propriété intellectuelle et du statut juridique des œuvres, mais aussi de la manière dont le marché de l’art accueille ces créations, entre fascination et scepticisme, et des enjeux de valorisation auprès des collectionneurs.

Enfin, la parole sera donnée à l’artiste, pour interroger son rapport à la création par ou avec l’IA, la notion même d’inspiration, ainsi que les limites et perceptions qui en découlent.

Vendredi 21 novembre, 14h30 

Cette conférence se déroulera au Casino Display. Les places étant limitées, nous vous invitons à vous inscrire par mail : display@casino-luxembourg.lu

Unstable grounds – On intermediality

En collaboration avec le Casino Display, Kultur | lx Arts Council Luxembourg & Elektron

Intervenants :

  • Ada Ackerman, chargée de recharches au CNRS (THALIM Paris)
  • Zohra Mrad, artiste et designer
  • Nika Schmitt, artiste
  • Mona Young-eun Kim, artiste

La conférence se tiendra en anglais.

On considère souvent la classification comme un passage nécessaire pour appréhender et situer les pratiques artistiques, curatoriales et de recherche. Elle contribue indéniablement à structurer des projets et à obtenir des financements. Toutefois, lorsque ces frontières s’estompent, artistes, commissaires et chercheurs se heurtent aux limites des catégories traditionnelles, faisant de la classification un mécanisme à double tranchant.

Cette discussion n’a pas pour objectif d’instaurer une catégorisation rigide. Au contraire, elle cherche à ouvrir un espace de réflexion sur le potentiel que recèle le franchissement des frontières et sur l’exploration de méthodes ou de discours qu’un cadre disciplinaire strict aurait autrement exclus.

Vendredi 21 novembre, 16h

The Family of Man goes Contemporary

En collaboration avec le CNA – Centre national de l’audiovisuel

Intervenants :

  • Claudia Dichter, journaliste indépendante, animatrice et commissaire d’exposition
  • Dr. phil. Sabine Weichel-Kickert, commissaire d’exposition et médiatrice artistique

La conférence se tiendra en allemand.

Sabine Weichel-Kickert présente son nouveau livre THE FAMILY OF MAN im Dialog mit der TEUTLOFF COLLECTION lors d’un échange avec Claudia Dichter, critique d’art et animatrice à la WDR (Westdeutsche Rundfunk Köln). Elle y parle de l’inspiration qu’a été l’exposition emblématique THE FAMILY OF MAN pour la collection contemporaine de Lutz Teutloff. Elle dévoile quelques-unes des stratégies marketing de la TEUTLOFF COLLECTION et explique comment celles-ci ont influencé l’éducation patrimoniale des générations futures. Elle a réussi à transférer la TEUTLOFF COLLECTION aux Steichen Collections, CNA Luxembourg.

ART TALK, The Family of Man
ART TALK, The Family of Man

Samedi 22 novembre, 11h

The Art of Collecting

En collaboration avec le Mudam Luxembourg

Intervenants :

  • Éléonore Moreau-Gentien, collectionneuse émergente et mentor du Young Collectors Club
  • Wilhelm Schürmann, collectionneur et curateur confirmé

La conférence se tiendra en anglais.

Dans le cadre de Luxembourg Art Week, le Mudam Luxembourg invite le public à réfléchir à ce que signifie collectionner des œuvres d’art, en tant qu’institution et en tant qu’individu. Alors que les musées ont pour rôle civique de préserver et d’exposer des œuvres d’art pour les générations actuelles et futures, les collectionneurs privés peuvent acquérir des œuvres d’art pour diverses raisons. Dans certains cas, ces raisons coïncident avec les intérêts du musée : c’est le cas de la donation Schürmann au Mudam en 2023, qui a permis au musée d’acquérir des œuvres qui, sans cela, n’auraient pas pu être exposées au public luxembourgeois.

Au cours de cette conversation entre Wilhelm Schürmann, collectionneur et curateur confirmé, et Éléonore Moreau-Gentien, collectionneuse émergente et mentor du Young Collectors Club, nous écouterons leur opinion sur des questions telles que : Pourquoi commence-t-on à collectionner des œuvres d’art ? Dans quel but ? Quels sont les critères qui guident leur sélection ? Quelles sont les différences entre une collection privée et une collection publique ? Au fil de cet échange, le public pourra mieux comprendre l’art de collectionner, et bénéficier des conseils et recommandations de deux collectionneurs aux expériences singulières.

Samedi 22 novembre, 14h

CAT – Collecting artist things : The drive to create and the desire to collect

En collaboration avec le Casino Luxembourg

Intervenants :

  • Nora Cristea, designer et curatrice
  • Vincent Schneider, designer et curateur

La conférence se tiendra en anglais. 

Le marché de l’art peut parfois sembler nébuleux voire hermétique. Fondé sur la spéculation et le risque, il confronte galeristes et artistes à une forte pression financière. Bien que certains artistes renommés atteignent des cotes très élevées, les artistes émergents doivent souvent faire face à des parcours précaires et à des revenus plus limités. Aujourd’hui, de nouvelles approches permettent de soutenir leur pratique et de favoriser la diffusion des œuvres à moindre coût, notamment par la production d’éditions d’art et le développement de plateformes en ligne – des dynamiques auxquelles fait référence l’exposition €AT, actuellement présentée au Casino Luxembourg jusqu’au 15 février 2026.

ors de cette conférence, Nora Cristea et Vincent Schneider proposent une discussion autour des enjeux contemporains liés à la visibilité et à la diffusion de l’art, en plaçant l’artiste au cœur du débat. Leur démarche curatoriale s’inscrit dans une perspective d’accompagnement des artistes, combinant visites d’ateliers, mentorat, portfolios, publications et projets curatoriaux. 

ART TALK, CAT - Collecting artist things
ART TALK, CAT - Collecting artist things

Samedi 22 novembre, 17h

L’art : passion ou placement

En collaboration avec Eeckman Underwriting & M-Brokers

Intervenants :

  • Amicie de Villenfagne, conservatrice du Patrimoine Mission, Administration des Biens de S.A.R. le Grand-Duc
  • Martine Schreiner, dirigeant-agréé, M-Brokers, Luxembourg
  • Pierre Naquin, journaliste, auteur
  • Sophie Clauwaert, art advisor, Puilaetco

Modérateur : Eric Hemeleers, chairman PatrimOne Group en Belgique

La conférence se tiendra en français

L’art est-il devenu un simple actif à intégrer dans un portefeuille d’investissement ? Entre passion, valeur culturelle et stratégies financières, les intervenants confronteront leurs perspectives pour éclairer cette évolution et ses implications pour les collectionneurs, les institutions et le marché de l’art dans son ensemble.

Dimanche 23 novembre, 11h

Creative technology as a catalyst

En collaboration avec 1535° Creative Hub & Spektrum

Intervenants :

  • Delphine Jenart, responsable Stratégie & Développement, KIKK, Namur (BE) (La liste complète des intervenants sera communiquée ultérieurement)

Modérateur : Kristian James Horsburgh, directeur, 1535° Creative Hub, Differdange (LU)

La conférence se tiendra en anglais.

Cette table ronde, co-organisée par Spektrum et le 1535° Creative Hub, et élargie grâce à l’apport du KIKK Festival (Namur), explorera comment technologies numériques, infrastructures créatives et pratiques entrepreneuriales stimulent la création contemporaine et favorisent de nouveaux liens avec les galeries et les collectionneurs. L’ajout du KIKK Festival via Delphine Jenart enrichit la discussion en mettant en avant le rôle des festivals et réseaux internationaux dans la circulation des idées et des artistes, et souligne l’importance de la coopération transfrontalière entre la Wallonie et le Luxembourg. 

ART TALK, Creative technology
ART TALK, Creative technology

Dimanche 23 novembre, 13h30

Art et IA, aujourd’hui : retour sur deux expériences curatoriales

En collaboration avec Elektron

Intervenants :

  • Ada Ackerman, historienne de l’art et chargée de recherches au CNRS (THALIM, Paris)
  • Vincent Crapon, cofondateur et commissaire d’exposition d’Elektron
  • Françoise Poos, co-fondatrice, directrice artistique et scientifique d’Elektron

Modérateur : Loïc Millot, docteur en arts et sciences humaines, programmateur culturel et critique

La conférence se tiendra en français. 

Cette discussion réunit les regards de trois curateur·rice·s engagés dernièrement dans des projets d’exposition relatifs à l’intelligence artificielle. D’un côté, le duo formé par Françoise Poos et Vincent Crapon au sein de la plateforme Elektron, en charge de l’exposition Hybrid Futures: Rhizomes, Meshworks and Alter-Ecologies qui s’est tenue cet été à Esch-sur-Alzette (15 mai-26 juillet 2025) ; de l’autre, Ada Ackerman, co-commissaire de l’exposition Le monde selon l’IA au Jeu de Paume à Paris (11 avril-21 septembre 2025).

Au cours de cet échange seront abordés les partis pris de ces projets ainsi qu’un choix d’œuvres représentatif de leurs démarches curatoriales respectives. Seront également évoquées les perspectives liées aux usages de l’IA dans le champ artistique, telle que la restauration d’œuvres digitales ou encore la réinterprétation du patrimoine culturel. 

Dimanche 23 novembre, 1h

Five Hours, Fifty Days, Fifty Years: David Claerbout at Konschthal Esch

En collaboration avec Konschthal Esch

Intervenants :

  • David Claerbout, artiste
  • Ory Dessau, commissaire d’exposition et écrivain indépendant
  • Christian Mosar, directeur, Konschthal Esch & Bridderhaus

La conférence se tiendra en anglais.

À l’occasion de l’exposition monographique Five Hours, Fifty Days, Fifty Years présentée à la Konschthal Esch, une rencontre exceptionnelle réunira l’artiste David Claerbout, le commissaire d’exposition invité Ory Dessau — auteur du texte principal du livre consacré à l’œuvre de l’artiste publié chez König Books — et le curateur Christian Mosar. Cette conversation propose une plongée au cœur d’une œuvre qui interroge en profondeur notre perception du temps, de l’image et de la mémoire.

En croisant cinéma expérimental, installation vidéo, animation numérique et diffusion en direct, Claerbout développe une pratique singulière à la frontière de l’expérience visuelle et sensorielle. La discussion portera notamment sur sa toute dernière création, The woodcarver and the forest, œuvre performative et évolutive programmée pour durer plusieurs années.

ART TALK, Five Hours
ART TALK, Five Hours

Dimanche 23 novembre, 16h30

Les images à l’épreuve du regard : distance, mémoire, responsabilité

En collaboration avec Lët’z Arles, Université du Luxembourg & Institut français

Intervenants :

  • Jude Hamze, artiste et architecte à Heritage Watch AI
  • Carine Krecké, professeur.e de l’Université de Luxembourg
  • Gian Maria Tore, professeur et directeur adjoint du département d’études romanes, médias et arts à l’Université du Luxembourg

La conférence se tiendra en français.

Les images à l’épreuve du regard : distance, mémoire, responsabilité » explorera notre rapport aux images de guerre, de violence et de catastrophe dans un monde de post-vérité et de surabondance visuelle. Comment maintenir la juste distance entre empathie et regard critique ? En croisant tous types d’images — techniques, journalistiques, amateurs, artistiques — des invités venus d’horizons variés interrogeront la responsabilité de notre regard face au flux incessant d’images. Co-organisée par Lët’z Arles, l’Université de Luxembourg et l’Institut français, cette table ronde questionnera les formes de narration capables de transmettre sans trahir, entre vertige du voir et risque du déni. 

Menopause, Lëtz menopause Asbl

Ménopause : et si on arrêtait enfin de la subir ?

Bouffées de chaleur, fatigue, troubles du sommeil, changements d’humeur, prise de poids… La ménopause peut bouleverser le quotidien. Le Dr Susanne Folschette, présidente de Lëtz Menopause A.s.b.l., Diane Elsen, vice-présidente, Marthe Schmit, secrétaire, et Caroline Lentz, bénévole, nous aident à mieux comprendre cette étape et les solutions pour mieux la vivre. « Il faut penser à la périménopause beaucoup plus tôt » Lorsqu’on parle de ménopause, on pense à l’arrêt des règles et aux bouffées de chaleur. Pourtant, le processus commence bien avant. C’est cette période, appelée périménopause, que l’association Lëtz Menopause souhaite mieux faire connaître. « Il faut penser à la périménopause beaucoup plus tôt », insiste le Dr Folschette. Cette transition débute plusieurs années avant la ménopause et les règles ne sont pas forcément déjà irrégulières. La ménopause correspond, elle, à la dernière menstruation et n’est confirmée qu’après douze mois consécutifs sans règles. Cette distinction est essentielle : face à une femme de 40 ou 42 ans souffrant de fatigue inhabituelle, de troubles du sommeil ou d’une anxiété nouvelle, la périménopause doit faire partie des pistes à envisager, même en l’absence de bouffées de chaleur. Quand tout va bien sur le papier, mais pas dans la vie Le parcours peut être déroutant : fatigue persistante, troubles du sommeil, difficultés de concentration, « cerveau dans le brouillard », irritabilité, anxiété ou épisodes de tristesse. Dans sa pratique, le Dr Folschette dit avoir rencontré des femmes relativement jeunes qui ne se reconnaissaient plus : moins d’énergie. Lorsque les analyses classiques ne révèlent rien d’anormal, les patientes peuvent pourtant sentir qu’il y a quelque chose qui ne va pas. C’est toute la difficulté : les symptômes de la périménopause sont multiples et peuvent être physiques, psychiques, cognitifs ou métaboliques. Palpitations, vertiges, douleurs articulaires ou musculaires, modifications de la silhouette ou encore troubles urinaires et génito-urinaires peuvent également s’y associer. Une médecine encore trop peu formée Pour les fondatrices de Lëtz Menopause, le problème ne concerne pas uniquement l’information du grand public. Il touche aussi la formation des professionnels de santé. Le Dr Folschette explique avoir elle-même approfondi sa formation dans le domaine de la médecine de la ménopause. Car la ménopause concerne pratiquement tous les domaines de la santé : gynécologie, médecine générale, endocrinologie, cardiologie, santé osseuse, santé mentale ou encore santé sexuelle par exemple. L’enjeu est donc de ne pas considérer la ménopause comme une simple parenthèse gynécologique, mais comme une période qui peut avoir des répercussions bien plus larges sur la santé et la qualité de vie future. «La ménopause est normale. Mais ce n’est pas normal de vivre mal pendant 30 ou 40 ans» C’est probablement le message qui résume le mieux la philosophie de l’association : la ménopause n’est pas une maladie, mais cela ne signifie pas qu’il faille accepter d’en subir les symptômes et les conséquences. Il ne s’agit pas non plus d’opposer traitement et absence de traitement. Toutes les femmes ne souhaitent pas d’hormonothérapie et certaines ont des contre-indications. L’approche doit avant tout être individualisée, en fonction des symptômes, des antécédents, des risques et des attentes de chacune. Traitement hormonal : dépasser les idées reçues Le traitement hormonal de la ménopause (THM) reste l’un des sujets qui suscitent le plus de questions. Au début des années 2000, les résultats très médiatisés de la Women’s Health Initiative, aux États-Unis, ont profondément marqué l’opinion et installé une durable méfiance envers les hormones. Depuis, les données ont été réévaluées et les recommandations ont évolué. Les traitements utilisés aujourd’hui ne sont d’ailleurs pas ceux étudiés à l’époque. Pour le Dr Folschette « deux générations de femmes ont ainsi vécu avec une peur des hormones qu’il est aujourd’hui nécessaire de réévaluer à la lumière des connaissances actuelles. » Une « fenêtre d’intervention » La question ne se limite pas aux symptômes : la ménopause marque aussi une période où certains risques, notamment cardiovasculaires et osseux, évoluent. Les recommandations internationales évoquent une « fenêtre d’intervention » durant laquelle le rapport bénéfice-risque du THM apparaît être favorable pour une majorité des femmes concernées, notamment lorsqu’il est commencé près du début de la ménopause.

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