Comment parler de ses zones intimes quand la maladie s’y invite ? Comment l’expliquer à son ou sa partenaire, l’évoquer en consultation, ou simplement l’accepter soi-même ? Une nouvelle campagne donne la parole à des patients, sexologues et dermatologues pour mettre des mots sur l’un des tabous les plus tenaces de la santé : l’impact d’une maladie de peau sur l’intimité.

Psoriasis génital : briser le silence autour d’un sujet encore tabou
Il y a des sujets dont on parle volontiers à table, et d’autres que l’on n’ose même pas évoquer chez son médecin. Le psoriasis génital appartient sans conteste à la seconde catégorie.
Démangeaisons, rougeurs, sensations de brûlure ou douleurs dans la région génitale : ces symptômes peuvent être liés au psoriasis et avoir des répercussions importantes sur la vie intime et sexuelle, l’image de soi et la relation de couple. Pourtant, cette localisation reste difficile à aborder en consultation.
Deux ans et demi de silence avant un diagnostic
Selon certaines études, près de la moitié des patients concernés n’en auraient jamais parlé à leur médecin. 1 En Belgique, le délai moyen de diagnostic serait de deux ans et demi. 2 Deux ans et demi de silence, de gêne et, trop souvent, de solitude.
À l’occasion de la Journée mondiale du psoriasis, la société pharmaceutique AbbVie lance une nouvelle campagne de sensibilisation qui entend lever les tabous autour du psoriasis génital et encourager les patients à en parler.
Dermatologues et sexologues apporteront des informations et des conseils concrets pour mieux vivre avec la maladie et ses répercussions sur l’intimité.
Jusqu’à 63 % des personnes atteintes de psoriasis concernées au cours de leur vie⁶
Le psoriasis est une maladie inflammatoire chronique de la peau qui touche environ 2 à 3 % de la population belge.³ Bien que la maladie se manifeste souvent par des plaques sur les coudes, les genoux ou le cuir chevelu,⁴ elle peut également toucher les parties génitales.⁴ Jusqu’à 63 % des personnes atteintes de psoriasis présenteraient des symptômes génitaux à un moment de leur vie.⁶
Cette atteinte peut concerner la région pubienne, la vulve, le pénis ou le scrotum.⁵ Pourtant, elle reste souvent sous-déclarée et insuffisamment prise en charge.⁷ La gêne ou la pudeur peuvent empêcher les patients d’en parler, alors que des traitements adaptés existent.
« Le psoriasis génital peut avoir des répercussions importantes sur la vie intime et la qualité de vie des patients, notamment en raison des démangeaisons, de la gêne ou du sentiment de honte qu’il peut provoquer. Parler de cette localisation en consultation n’est pas toujours facile pour le patient. Le rôle du dermatologue est donc aussi d’ouvrir le dialogue, afin de permettre au patient d’exprimer ce qu’il vit et de proposer une prise en charge adaptée », explique le docteur Florence Bourlond, dermatologue.
Psoriasis génital : une petite zone, un grand impact sur l’intimité
Le psoriasis génital peut affecter la confiance en soi, le désir sexuel et la relation de couple. La peur d’avoir mal, la gêne ou la crainte du regard de l’autre peuvent conduire certains patients à éviter les rapports sexuels ou à éprouver des difficultés à parler de ce qu’ils vivent. Pourtant, la maladie ne doit pas empêcher de vivre une intimité épanouie.
Selon Laurane Wattecamps, sexologue :
« Vivre avec du psoriasis génital a un impact sur de nombreuses sphères dans la vie des patient·es et c’est important de ne pas le minimiser. Mais j’observe que la honte fait souvent plus de dégâts que la douleur elle-même. On peut avoir une vie intime riche et épanouie avec un psoriasis génital. Sortir de l’isolement et trouver un accompagnement adapté est souvent le premier pas vers un mieux-être. »
Retrouvez les conseils de Laurane Wattecamps en annexe 1 du communiqué de presse.
Le rôle essentiel du dermatologue
Les symptômes du psoriasis génital peuvent être confondus avec ceux d’une irritation, d’une mycose ou d’une infection sexuellement transmissible. Le dermatologue joue donc un rôle essentiel dans l’identification de cette atteinte et l’adaptation du traitement à cette zone particulièrement sensible.
Selon le docteur Florence Bourlond, dermatologue :
« Une atteinte génitale peut être particulièrement difficile à vivre, mais elle n’est pas une fatalité. Encore faut-il pouvoir l’identifier et en parler. Un diagnostic précis est essentiel pour proposer une prise en charge adaptée. C’est pourquoi il est important que les patients sachent que les atteintes génitales liées au psoriasis font pleinement partie du champ de la dermatologie et qu’ils peuvent en parler à leur médecin sans gêne. »
Selon les recommandations européennes, la présence d’un psoriasis génital suffit à classer la maladie comme modérée à sévère, même en l’absence d’autres critères habituels. Un traitement systémique peut donc être justifié. Une prise en charge précoce et adaptée permet de réduire les symptômes et d’améliorer la qualité de vie, notamment sur les plans sexuel et émotionnel.⁸
Une campagne pour mettre des mots là où le silence persiste
La campagne vise à normaliser la discussion autour du psoriasis génital et à donner aux patients des outils concrets pour oser en parler.
- Dans les salles d’attente : des affiches et des flyers interpellent les patients et les encouragent à aborder le sujet avec leur médecin.
- En podcast : point d’orgue de la campagne, l’édition spéciale « C’est la gêne » de la série de podcasts « Parlons-en » réunit dermatologues, sexologues et patients autour du vécu de la maladie, du rapport au corps, de la confiance en soi, de l’intimité, de la sexualité et du dialogue avec les proches et les professionnels de santé. Le podcast est disponible sur toutes les plateformes d’écoute et via le lien suivant : https://open.spotify.com/episode/3tfBUuPeqLz4L1JcEGAgRW.
Au-delà de l’information médicale, la campagne porte un message essentiel : ce qui peut sembler extrêmement intime ou embarrassant pour un patient constitue, pour le dermatologue, un problème médical qui peut être abordé sans jugement.
Répondre à un besoin réel des patients
Pour AbbVie, cette initiative part d’un double constat : le besoin d’information et d’écoute des patients atteints de psoriasis génital reste largement insatisfait, et le tabou qui entoure cette localisation constitue un véritable problème sociétal. Tant que l’intimité restera un sujet que l’on n’ose pas aborder, des patients continueront à vivre avec des symptômes non diagnostiqués et non traités, alors que des solutions existent.
En choisissant le podcast, un format intime par nature et accessible à tous, il permet d’offrir aux patients un espace d’écoute où ils peuvent se reconnaître, à leur rythme et en toute discrétion.
« Le psoriasis génital montre à quel point une maladie peut toucher bien au-delà de la peau. Notre rôle ne s’arrête pas au traitement : il consiste aussi à créer les conditions pour que les patients osent en parler. Avec “C’est la gêne”, nous voulons contribuer à faire tomber un tabou et rappeler qu’aucun patient ne devrait rester seul face à ces questions », explique Charlotte, chargée de communication et narratrice du podcast, AbbVie BeLux.
À propos d’AbbVie
AbbVie a pour mission de découvrir et de fournir des médicaments et des solutions qui permettent de résoudre les problèmes de santé graves d’aujourd’hui et de relever les défis médicaux de demain. Nous nous efforçons d’avoir un impact remarquable sur la vie des gens dans plusieurs domaines thérapeutiques clés – l’immunologie, l’oncologie, les neurosciences et les soins oculaires – ainsi que sur les produits et services de notre portefeuille Allergan Aesthetics.
Pour plus d’informations sur AbbVie, veuillez nous rendre visite sur abbvie.be ou suivez Facebook, Instagram ou LinkedIn.
Références
1. Meeuwis KAP, van de Kerkhof PCM, Massuger LFAG, de Hullu JA, van Rossum MM. Patients’
experience of psoriasis in the genital area. Dermatology (Basel, Switzerland). 2012;224(3):271-
276. doi:10.1159/000338858
2. Armstrong AW et al. Patient Perspectives on Psoriatic Disease Burden: Results from the
Global Psoriasis and Beyond Survey, Dermatology (Karger), 2023;239(4):621–634.
3. de la Brassinne M, Failla V, Nikkels A. Psoriasis: state of the art 2013. Acta clinica Belgica.
2013;68(6):427-432. doi:10.2143/ACB.3387
4. Mayo Clinic. Psoriasis – Symptoms and causes. Consulté en août 2026.
https://www.mayoclinic.org/diseases-conditions/psoriasis/symptoms-causes/syc-20355840
5. Cleveland Clinic. Genital Psoriasis. Consulté en août 2026.
https://my.clevelandclinic.org/health/diseases/25045-genital-psoriasis
6. Meeuwis KAP et al. Prevalence of genital psoriasis in patients with psoriasis. J Dermatolog Treat.
2018;29(8):754–760. doi:10.1080/09546634.2018.1453125.
7. Yang EJ, Beck KM, Sanchez IM, Koo J, Liao W. The impact of genital psoriasis on quality of life: a
systematic review. Psoriasis (Auckl). 2018;8:41–47. doi:10.2147/PTT.S169389.
8. Nast A, Smith C, Spuls PI, et al. EuroGuiDerm Guideline on the systemic treatment of Psoriasis
vulgaris – Part 1: Treatment goals and treatment recommendations. JEADV 2020.





