La Kiné respiratoire peut soulager les maux des tout-petits

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L’hiver est la période des virus en tout genre. Entre angine, bronchite et rhino, les enfants ont du mal à reprendre leur souffle enchaînant les maladies. La kiné respiratoire peut les apaiser surtout si les bronches sont encombrées. Mais attention, ce n’est pas systématique.

L’hiver est la période la plus redoutée des parents. Le nez qui coule, la gorge qui gratte. Bienvenues angines, rhino et otites, sans oublier la fameuse bronchiolite, une maladie respiratoire très contagieuse qui touche chaque année 30% des enfants de moins de deux ans.  Le vrai souci chez les enfants en bas-âge : ils ne savent pas se moucher. Ils dorment mal et sont fatigués donc encore plus souffrants. C’est dans ces cas-là que la kiné-respiratoire peut les soulager. Surtout si le bébé présente d’autres fragilités ou maladies associées. 

La bronchiolite ne se traite pas

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Comment traiter la bronchiolite? « On ne la traite pas, car dans la majorité des cas, l’enfant guérira seul. C’est pour cela que depuis 2019, la Haute Autorité de Santé ne recommande plus de prescrire systématiquement de la kiné respiratoire, ni antibiotiques, ni anti-inflammatoires », rappelle Anthony Bender, kinésithérapeute au Luxembourg.

« Par contre, il faut surveiller les signes cliniques comme les troubles alimentaires, une fatigue anormale, des difficultés respiratoires. Et il est essentiel de respecter les gestes de base comme pour tout virus : laver le nez du petit, aérer les pièces, se nettoyer les mains et porter un masque en sa présence, car c’est contagieux. »

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Si votre pédiatre ou médecin vous recommande de la kinésithérapie respiratoire contre une bronchiolite, le kinésithérapeute pourra évaluer le nombre et la fréquence des séances, selon l’importance des symptômes et l’évolution de l’état de santé de l’enfant. Quand des techniques de drainage bronchique sont jugées nécessaires, elles sont douces et ne sont plus impressionnantes comme c’était le cas par le passé : le « clapping » est par exemple obsolète.

Mais l’essentiel de la kinésithérapie est ailleurs que dans le désencombrement bronchique.

Enseigner les bons gestes aux parents

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« Il est possible de recourir à la kinésithérapie dès la naissance de l’enfant », rappelle le professionnel. « On est là pour surveiller l’évolution de l’état de santé de l’enfant et éduquer les parents sur les bons gestes à reproduire. Pour les lavages de nez, par exemple, il est recommandé d’utiliser du sérum physiologique réchauffé à 37° en quantité (environ 20 ml par narine) et de l’introduire surtout sans pression. »

La kiné est recommandée pour d’autres pathologies, particulièrement en cas de problèmes chroniques : bronchites, asthme ou mucoviscidose. « On intervient en cas de maladies neurologiques qui peuvent affecter la respiration mais toujours sur prescription médicale. On peut également agir en cas de torticolis ou autres soucis musculaires. » En cas de symptômes, d’inquiétude, consultez votre médecin, il saura vous orienter.

Article composé par Sabrina Frohnhofer

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