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L’échec scolaire chez l’enfant surdoué

Certainement plus que les autres enfants, l’enfant surdoué a un énorme besoin d’attention et de reconnaissance. Alors comment gérer au mieux son rapport à l’échec scolaire pour qu’il ne souffre pas émotionnellement ? Nous vous proposons quelques pistes intéressantes. 

Son rapport à la réussite

Le rapport à la réussite de l’enfant surdoué va surtout dépendre de la façon dont ses parents vont se positionner et aborder ce sujet avec lui. Par le passé, les parents qui apprenaient que leur enfant était surdoué pensaient qu’il allait réussir en tout. Bien souvent, ils induisaient sans le vouloir un stress chez leur enfant parce qu’ils en attendaient beaucoup trop de lui. L’enfant n’avait donc qu’une peur, celle de les décevoir et de ne pas réussir du premier coup.

On peut mettre en exergue deux cas de figures : 

  • L’enfant dont les parents n’ont pas nécessairement attendu une réussite brillante.
  • L’enfant dont les parents ont certainement travaillé à induire ce stress de manière non intentionnelle, souvent en voulant être bien attentionnés.

Il faut rassurer les enfants sur le fait qu’échouer permet d’apprendre de ses erreurs.

Face au regard de l’autre

La réaction du parent face à un échec scolaire de son enfant est importante dans la manière dont l’enfant va le vivre. Si le parent dit : « Ce n’est pas grave, on va chercher à comprendre pourquoi cela n’a pas fonctionné. La prochaine fois, tu vas essayer autrement. », l’enfant ne vivra pas  son rapport à l’échec comme une catastrophe. Par contre, si le parent paraît terriblement déçu, certains enfants vont alors faire uniquement ce qu’ils savent faire car ils sauront qu’ils pourront avoir le regard admiratif de l’adulte.

A l’école, il faut plaire à la maitresse, à ses petits camarades de classe. Certaines inhibitions peuvent dès lors apparaître en fonction d’une attitude hyper critique de l’adulte ou du groupe. « Être différent » attire le regard de l’autre… L’enfant précoce qui se sent « différent » ressent qu’il peut être jugé à tout moment, et pas nécessairement de manière positive. Il est donc important que les parents puissent travailler avec leur enfant sur cette notion de « différence ».

Motiver son enfant à travailler 

Plusieurs conseils : 

  • Félicitez votre enfant des efforts qu’il fournit. L’effort fournit mérite encore plus d’attention que la réussite… 
  • Rappelez-vous que votre ambition n’est pas être celle de votre enfant. Il importe vraiment que l’enfant soit confortable dans ses tentatives d’apprentissage et dans l’effort qu’il fournit. 
  • Dès le plus jeune âge, apprenez à votre enfant que la réussite s’acquière par le travail. Un enfant surdoué, qui trouve sa réponse tout de suite sans savoir comment il y est arrivé, va devoir se mettre au travail au collège et au lycée. Certains vont se dire : « Je suis devenu idiot, ce que j’avais en plus avait disparu. ». Les enfants précoces ne perçoivent pas toujours le cheminement de l’importance de la pensée et du travail qui va permettre d’acquérir cette discipline. D’où l’importance de leur faire expérimenter des situations où ils voient ce que c’est d’apprendre.
  • Faites-en sorte que l’effort fourni par votre enfant vienne en réponse à sa curiosité. Il peut chercher des réponses dans des livres, poser des questions à d’autres personnes pour recevoir les réponses, etc. N’hésitez pas à accompagner votre enfant dans cet effort, par exemple en lisant vous aussi le livre que votre enfant doit lire pour en discuter ensemble et établir une connexion.

Il est intéressant de favoriser l’apprentissage (l’effort) par la curiosité. Lorsque l’enfant recherche, il retient mieux. 

Perte de confiance en soi et d’estime de soi

Dès le plus jeune âge, il est important d’apprendre à l’enfant à dissocier l’échec de la tâche à accomplir de l’échec de sa personne (méprisable par les autres). II existe en effet une différence entre le fruit de son travail et lui-même. C’est d’autant plus important chez l’enfant précoce qui a une quête de perfection et un besoin énorme de répondre aux attentes des autres. Mais il ne peut pas mener sa vie à faire plaisir à l’autre…

Manquant de confiance en lui, l’enfant précoce dépend de l’approbation et du regard de l’autre, et craint donc particulièrement l’échec. 

Quelles solutions trouve-t-il en général ? 

  1. Il se met en retrait. Mais l’enfant surdoué reste profondément blessé et très dépendant du regard de l’autre.
  2. Il se construit un faux-self. Mais au fond de lui, voici ce qu’il ressent : « Je me change totalement pour vous plaire, si ce n’est que je vais être totalement seul, parce que ce que les gens aiment, c’est le personnage que j’ai créé. »/« Je suis aimé donc j’ai moins peur d’échouer. Mais si on me connaissait tel que je suis, peut-être que l’on ne m’aimerait plus ? ». Cette peur de l’échec et cette faible estime de soi mérite toute l’attention du parent. Parfois, un soutien psychologique est nécessaire. 

La clé est d’expliquer à l’enfant (qu’il soit surdoué ou non) qu’il doit d’abord s’aimer (« l’amour de soi »). Si on s’aime soi-même avec ses vulnérabilités, on sera moins dépendant de l’amour des autres.

Source : 

5e édition du Congrès Douance (web congrès), organisée du 8 au 17 octobre 2020.

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Post - Luxembourg - Enfance
Céline Buldgen
Journaliste multimédia

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