À Obernai, le Parc Hôtel se réinvente. Après trois ans de travaux et plus de 25 millions d’euros investis, l’établissement familial dévoile, depuis le printemps 2026, une nouvelle identité: YONA.
Plus qu’un changement de nom, YONA ouvre un nouveau chapitre pour cet hôtel familial de plus de 70 ans, avec une ambition: faire voyager ses clients sans quitter l’Alsace.
L’Alsace autrement
Pour comprendre cette nouvelle identité, il faut d’abord regarder du côté de ceux qui l’ont imaginée.
Maxime Wucher, quatrième génération de la famille, a passé six ans en Asie, notamment à Singapour et à Shanghai, au sein de prestigieuses maisons comme Raffles, Shangri-La ou Mandarin Oriental. Sa sœur Marie, passionnée de pâtisserie, a également travaillé à l’étranger, notamment à Tokyo et à Las Vegas, où elle a rencontré Cyril Bonnard, futur chef de l’établissement.
Lui aussi a fait ses armes dans de grandes maisons, de Le Meurice à Pierre Gagnaire et à Joël Robuchon, avant de poursuivre son parcours à Las Vegas et à Dubaï. Imaginez ses créations en cuisine! Simplement époustouflantes…
Ces expériences ont surtout forgé une autre vision de l’hôtellerie. « Nos parents nous ont encouragés à partir à l’étranger. C’est une chance incroyable, car cela crée une ouverture d’esprit et permet de découvrir tout ce qui se fait ailleurs », explique Marie.
La famille revendique ainsi une ambition: proposer « l’Alsace autrement ». Colombages, boiseries et matériaux chaleureux restent présents, mais côtoient désormais une architecture contemporaine, des influences venues d’Asie et du Moyen-Orient, ainsi qu’une gastronomie ouverte sur le monde.
« Pendant 60 ans, nous avons nous-mêmes travaillé dans la tradition. À un moment donné, nous nous sommes dit qu’il fallait nous démarquer et proposer autre chose. »

Un hôtel qui veut devenir une destination
YONA ne se pense désormais plus comme un simple hôtel où l’on vient passer une nuit.
Sur près de 10 000 m², l’établissement est transformé et agrandi d’un tiers. La nouvelle architecture laisse davantage entrer la lumière et la nature, tout en conservant certains marqueurs du territoire.
La première phase a notamment permis de créer une nouvelle entrée rue Mont Saint-Jean, un parking souterrain de 75 places, une façade en bois, un atrium sur trois niveaux et 16 nouvelles suites.
Mais pour la famille Wucher, l’architecture ne suffit pas. L’objectif est de proposer un ensemble cohérent, de l’assiette au service: « On peut avoir un endroit magnifique et très impressionnant, si l’on mange mal ou si le service n’est pas à la hauteur, toute l’expérience est gâchée. »
Le spa, le véritable tournant de l’établissement
Si l’hôtel connaît aujourd’hui une telle transformation, c’est aussi grâce à l’arrivée du Yonaguni Spa.
Ouvert fin 2020 après plusieurs années de conception, ce spa de 3 500 m² a profondément transformé l’échelle de l’établissement. Bassins, espaces sensoriels, saunas, hammams et plus d’une centaine d’attractions et de jeux d’eau: le Yonaguni est rapidement devenu bien plus qu’un simple équipement hôtelier.
Son impact est également économique: « Aujourd’hui, environ un tiers de notre chiffre d’affaires est généré par le spa », explique Marie.
Le projet a également fait évoluer le métier au sein de la famille. « Pendant 60 ans, avec mes parents, nous étions avant tout des hôteliers-restaurateurs. Avec le lancement du spa, nous sommes devenus une véritable référence régionale dans ce domaine. »
Désormais connu au-delà de l’Alsace, le Yonaguni attire des visiteurs de toute la France et de l’étranger. Depuis son ouverture, il a reçu six récompenses internationales.
Deux spas, deux expériences
Cette évolution a tout naturellement poussé la famille à imaginer un second univers dédié au bien-être.
En 2024, l’ancien espace bien-être de l’hôtel a été entièrement repensé pour devenir le Yonasaya Spa, un espace de 500 m² exclusivement réservé aux clients de l’hôtel.

Quand le Yonaguni mise sur une expérience spectaculaire et immersive, le Yonasaya privilégie l’intimité et les inspirations orientales. Piscine noire en pierre naturelle de Bali, bain à remous inspiré des onsens, douche immersive, sauna finlandais, hammam, fontaine de glace et espaces de relaxation composent ce nouvel écrin.
Deux spas, deux atmosphères et deux façons de vivre le bien-être: une complémentarité devenue l’une des signatures de YONA.


« Nous nous sommes donc retrouvés avec un hôtel proposant deux spas, ce qui est devenu un véritable atout. »
À l’heure où le wellness occupe une place croissante parmi les critères de choix des voyageurs, la famille entend en faire un élément central de l’identité de YONA.
Voyager aussi dans l’assiette
L’autre pilier du nouveau YONA se trouve dans l’assiette.
Avec le YONA restaurant SIGNATURE, la famille Wucher assume là encore une rupture avec les codes classiques de la restauration hôtelière.
L’objectif n’est pas de revisiter la cuisine alsacienne traditionnelle, mais de proposer une cuisine ouverte sur le monde, nourrie des voyages de Cyril Bonnard et de sa famille à l’étranger.


Chirashi de thon rouge et de caviar, black cod au dashi de shiitaké, bœuf Angus au sésame épicé: les assiettes mêlent les influences.
Mais sans jamais privilégier le spectaculaire au goût. « Cyril travaille avec ses équipes sur les meilleurs produits et une cuisine originale, mais avec un objectif très simple: à la fin, il faut se régaler. »
Décor, cave à vin en cathédrale sous verre, bar et ambiance contemporaine participent à l’atmosphère, mais la cuisine reste au centre.
Le partage y occupe aussi une place importante, avec une inspiration omakase qui laisse davantage de liberté et de spontanéité au moment du repas.


Une histoire familiale qui continue de s’écrire
Cette nouvelle aventure s’inscrit dans une histoire familiale qui a commencé en 1954, lorsque Hélène Wucher a ouvert à Obernai une pension de 13 chambres.
Dans les années 1970, Marc Wucher, son mari, modernise l’établissement et y introduit déjà des influences rapportées de ses voyages. Au fil des décennies, l’hôtel développe ses équipements de loisirs et son espace wellness, avant de devenir officiellement Hôtel, Restaurants & Spa en 2003.
L’ouverture du Yonaguni en 2020 marque une nouvelle étape et accélère considérablement son évolution. Et l’histoire est loin d’être terminée.
Marie, la pâtissière devenue chef d’orchestre
Dans cette aventure gastronomique, Marie Wucher-Bonnard occupe une place particulière. Pâtissière de formation, elle a notamment travaillé auprès de Christophe Michalak à Paris, puis à Tokyo et à Las Vegas.
Aujourd’hui davantage mobilisée par la gestion de l’entreprise familiale, elle est moins présente derrière les fourneaux, même si sa passion reste intacte: « Je suis pâtissière de formation et surtout de passion. J’aime énormément cet univers. »
Son influence se retrouve notamment dans les desserts et leurs associations de saveurs, marquées par ses expériences internationales: glace au saké et riz soufflé, patate douce et caramel miso, ou encore un dessert à partager autour du chocolat, du maïs, du fruit de la passion et du sésame. Tout un programme pour les gourmands.
Évasion, convivialité et originalité
Pour résumer YONA, Marie retient trois mots: évasion, convivialité et originalité.
L’évasion, fil rouge d’un projet nourri par les voyages. La convivialité, car l’établissement reste avant tout une histoire familiale. Et l’originalité, avec la volonté de proposer une expérience différente de celle de l’hôtellerie.
« Nous aimons profondément l’Alsace, mais nous avions envie de proposer une autre manière de la découvrir. »
Toute la singularité de YONA est là: puiser ses inspirations au Japon, à Bali, en Asie, aux États-Unis ou au Moyen-Orient, tout en restant profondément ancré à Obernai.
Ne pas effacer l’Alsace, mais la faire découvrir autrement.
Une métamorphose jusqu’en 2029
Le projet YONA se déploie en trois grandes phases.
La première, désormais visible, comprend le nouveau bâtiment ainsi que ses 16 nouvelles suites.


La deuxième concernera les bâtiments historiques, avec la création de nouvelles chambres et suites ainsi que d’un restaurant buffet destiné notamment aux clients des spas. Sa particularité: un véritable « restaurant en peignoir », avec une grande terrasse. « C’est quelque chose qui nous manque un peu aujourd’hui et que nous souhaitions intégrer au projet. »
Enfin, une troisième phase prévoit la rénovation d’une autre aile de chambres. La transformation globale doit ainsi se poursuivre jusqu’en 2029.
Pour la famille Wucher, l’ambition va bien au-delà de la rénovation d’un hôtel: faire de YONA une destination où l’on vient dormir, manger, se détendre, se retrouver… et surtout vivre une expérience hors du commun.
YONA: être ailleurs, ici.
YONA ex Le Parc Hôtel — Obernai — Tél.: +333 88 95 03 08 — yonahotel.com





