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Les acides gras trans nocifs

Plus de 3 milliards de personnes protégées contre les acides gras trans nocifs dans leur alimentation. Cependant, 11 des 15 pays qui comptabilisent le plus de décès imputables à des cardiopathies coronariennes causées par les acides gras trans doivent encore prendre des mesures pour les éliminer.

Volonté d’éliminer les acides gras trans

Cela fait deux ans que l’OMS a lancé son initiative visant à les éliminer de l’alimentation mondiale.

Elle indique dans un rapport qu’à ce jour, 58 pays ont adopté des lois qui protégeront 3,2 milliards de personnes de ces substances nocives d’ici la fin de 2021. Plus de 100 pays doivent encore prendre des mesures pour les éliminer de leur offre de produits alimentaires. 

Nombre de décès effrayant

acides gras trans

On estime que la consommation d’acides gras trans industriels est à l’origine d’environ 500 000 décès par an. Ces décès étant dus à une cardiopathie coronarienne. 

Soyons prudents

C’est pourquoi « À une époque où le monde entier lutte contre la COVID-19, nous devons tout mettre en œuvre pour protéger la santé des personnes.

Cela signifie qu’il faut prendre toutes les mesures possibles pour prévenir les maladies non transmissibles susceptibles de rendre les gens plus sensibles au coronavirus et d’entraîner des décès prématurés », a déclaré le Directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus.

« Notre objectif d’éliminer les acides gras trans d’ici 2023 ne saurait souffrir aucun retard. » 

acides gras trans

Quinze pays représentent environ les deux tiers des décès dans le monde liés à la consommation d’acides gras trans. Quatre d’entre eux ont mis en œuvre depuis 2017 des politiques relevant des meilleures pratiques recommandées par l’OMS. Ce sont : Canada, États-Unis d’Amérique, Lettonie et Slovénie.

Certains sont en retard

Il n’en demeure pas moins que les 11 autres pays : Azerbaïdjan, Bangladesh, Bhoutan, Équateur, Égypte, Inde, Iran, Mexique, Népal, Pakistan et République de Corée doivent encore prendre des mesures urgentes. 

Néanmoins, le rapport met en évidence deux tendances encourageantes.

Lorsque les pays agissent, ils adoptent des politiques relevant des meilleures pratiques plutôt que d’assouplir les règles en vigueur.

Ainsi, les nouvelles mesures adoptées ou entrées en vigueur au cours de l’année écoulée au Brésil, en Turquie et au Nigéria répondent toutes aux critères de l’OMS pour les politiques relevant des meilleures pratiques.

Des pays comme l’Inde, qui avaient des mesures moins restrictives, mettent en ce moment à jour leurs politiques. 

Les réglementations régionales qui établissent des normes pour plusieurs pays gagnent en popularité. Elles se présentent comme une stratégie prometteuse pour avancer vers l’élimination mondiale des acides gras trans d’ici 2023.

Un plan d’action approuvé

En 2019, l’Union européenne a adopté une politique relevant des meilleures pratiques et les 35 pays qui composent la Région OMS des Amériques/Organisation panaméricaine de la santé ont approuvé à l’unanimité un plan d’action régional visant à éliminer les acides gras trans industriels d’ici 2025.

Ces deux initiatives régionales couvrant plus de 50 pays ouvrent la possibilité d’offrir à un milliard de personnes supplémentaires une protection au moyen d’une réglementation sur les acides gras trans. Elles en étaient dépourvues avant cela. 

« Avec le ralentissement de l’économie mondiale, les pays sont à la recherche des meilleurs investissements dans la santé publique », a indiqué le Dr Tom Frieden, PDG de Resolve to Save Lives.

« L’élimination des acides gras trans de l’alimentation sauve des vies et permet d’économiser de l’argent. De plus, en prévenant les infarctus du myocarde, elle réduit la charge qui pèse sur les établissements de santé. » 

Politiques de santé non homogènes

Malgré des progrès encourageants, l’application de ces politiques est loin d’être homogène.

Elle varie selon les régions et le niveau de revenu des pays. Cependant, la plupart des mesures politiques prises à ce jour, y compris celles adoptées en 2019 et 2020, l’ont été dans des pays à revenu élevé et dans les Régions OMS des Amériques et de l’Europe.

Sept pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure et 33 pays à revenu élevé ont adopté des politiques relevant des meilleures pratiques. Mais aucun pays à faible revenu ou à revenu intermédiaire de la tranche inférieure.

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Source : Communiqué de presse de l’Organisation Mondiale de la Santé.

Post - Luxembourg - Nutrition
Sandrine Stauner-Facques
Journaliste / Chargée de Communication et des événements

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