Clubs Aktiv Plus : vivre, bouger, partager !

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Les Clubs Aktiv Plus sont un réseau de 23 lieux de rencontre répartis sur l’ensemble du Luxembourg. Créés à l’initiative du ministère de la Famille, les premiers clubs datent de 1999 et ont toujours été pensés dans l’optique de prévenir l’isolement social et en faveur d’un vieillissement actif.

Nous nous sommes entretenus avec Sophie Thomé, coordinatrice Club Aktiv Plus. Elle nous a expliquéque «nous vivons beaucoup plus longtemps mais qu’une fois que les gens sont en pension, les repères changent. C’est pourquoi les Clubs Aktiv Plus ont été créés, mais pas seulement pour les personnes à la pension. »

De riches échanges aux Clubs Aktiv Plus

Les Clubs Aktiv Plus ont pour vocation de promouvoir un vieillissement actif, riche en échanges intergénérationnels, interculturels et en dynamisme social. Le ministère de la Famille soutient ces clubs afin que la population vieillissante ait accès à de multiples activités qui lui permette de rester en bonne forme physique et mentale. Les 23 Clubs Aktiv Plus ont tous un agrément avec le ministère qui les co-finance. La couverture nationale est assurée par la collaboration de 11 gestionnaires et 83 communes. Sur le terrain, plus de 100 professionnels garantissent un accueil chaleureux et des services de qualité pour les participants.

Santé & bien‑être

Les clubs offrent de nombreuses activités pour garder la forme et continuer à être actif. Les activités sont pensées pour le corps et pour l’esprit également. Aquagym, yoga, vélo, zumba, boxe, self-défense, danse, Qi Gong, gymnastique du dos, Pilates, marche à pied, golf, stretching, marche nordique, pétanque, cardio-training, volley-ball, mais aussi sophrologie, gestion du stress, entraînement de la mémoire, relaxation, cours de cuisine, cours de diététique… 

L’objectif? Préserver sa santé physique tout en stimulant le bien‑être mental.

Tous les clubs proposent un programme sportif en s’adaptant à leurs publics respectifs bien entendu.

Convivialité & engagement

C’est vraiment un point qui tient fort à cœur au ministère de la Famille et des clubs. Les contacts sociaux contribuent au bien-être des personnes. C’est pourquoi beaucoup d’événements conviviaux sont proposés: déjeuners en commun, sorties au restaurant, jeux de société, dîners enquêtes, quiz, jeux de quilles, pétanque, chant en chorale, fêtes régionales…

Les clubs soutiennent également le bénévolat qui est fortement valorisé, permettant à chacun de s’investir dans la vie de la communauté et de rester socialement actif. Se sentir utile est très important dans la vie. Ainsi, de nombreuses personnes proposent elles-mêmes des activités (groupes de marche par exemple).

Découverte & culture

Madame Thomé nous confiait que «C’est un point qui fonctionne très bien. Cela permet de rester curieux et actif en même temps. Pour cela, une large palette d’activités culturelles est proposée: visites de musées, sorties cinéma, théâtre, excursions locales ou à l’étranger, vacances organisées une fois par an entre différents clubs (vacances sportives ou culturelles).»

Apprendre et s’informer

Il s’agit de mini-formations car l’apprentissage tout au long de la vie est central: cours de langues, informatique, écriture, photographie, bricolage, littérature, cours de créativité, conférences sur l’actualité… Les participants peuvent suivre des cours connectés à l’ère numérique ou encore développer leur créativité artistique. Les ateliers de peinture ou de couture ne sont que quelques exemples… C’est très diversifié.

Informations & Conseils

Les clubs sont de bons interlocuteurs si les gens ont besoin de conseils sur le bien-vieillir, sur les structures d’hébergement ou les réseaux d’aides et de soins au Luxembourg pour leurs parents ou leurs proches par exemple… Cela peut être très utile de se sentir épaulé !

Faire partie d’un Club Aktiv Plus est une expérience globale autour du bien‑être physique, du lien social, de la culture et de l’apprentissage. Les clubs renforcent la cohésion sociale et offrent un cadre propice au bien-vieillir, sans condition d’âge ni de lieu de résidence.

Clubs Aktiv Plus

Notez que les Clubs Aktiv Plus proposent tout un éventail d’activités dans leurs brochures, dont bon nombre sont aussi disponibles en ligne. Notons encore qu’une cotisation n’est pas obligatoire pour participer aux activités des Clubs Aktiv Plus.

clubs Aktiv Plus, Bannière
clubs Aktiv Plus, logo ministère de la Famille

Menopause, Lëtz menopause Asbl

Ménopause : et si on arrêtait enfin de la subir ?

Bouffées de chaleur, fatigue, troubles du sommeil, changements d’humeur, prise de poids… La ménopause peut bouleverser le quotidien. Le Dr Susanne Folschette, présidente de Lëtz Menopause A.s.b.l., Diane Elsen, vice-présidente, Marthe Schmit, secrétaire, et Caroline Lentz, bénévole, nous aident à mieux comprendre cette étape et les solutions pour mieux la vivre. « Il faut penser à la périménopause beaucoup plus tôt » Lorsqu’on parle de ménopause, on pense à l’arrêt des règles et aux bouffées de chaleur. Pourtant, le processus commence bien avant. C’est cette période, appelée périménopause, que l’association Lëtz Menopause souhaite mieux faire connaître. « Il faut penser à la périménopause beaucoup plus tôt », insiste le Dr Folschette. Cette transition débute plusieurs années avant la ménopause et les règles ne sont pas forcément déjà irrégulières. La ménopause correspond, elle, à la dernière menstruation et n’est confirmée qu’après douze mois consécutifs sans règles. Cette distinction est essentielle : face à une femme de 40 ou 42 ans souffrant de fatigue inhabituelle, de troubles du sommeil ou d’une anxiété nouvelle, la périménopause doit faire partie des pistes à envisager, même en l’absence de bouffées de chaleur. Quand tout va bien sur le papier, mais pas dans la vie Le parcours peut être déroutant : fatigue persistante, troubles du sommeil, difficultés de concentration, « cerveau dans le brouillard », irritabilité, anxiété ou épisodes de tristesse. Dans sa pratique, le Dr Folschette dit avoir rencontré des femmes relativement jeunes qui ne se reconnaissaient plus : moins d’énergie. Lorsque les analyses classiques ne révèlent rien d’anormal, les patientes peuvent pourtant sentir qu’il y a quelque chose qui ne va pas. C’est toute la difficulté : les symptômes de la périménopause sont multiples et peuvent être physiques, psychiques, cognitifs ou métaboliques. Palpitations, vertiges, douleurs articulaires ou musculaires, modifications de la silhouette ou encore troubles urinaires et génito-urinaires peuvent également s’y associer. Une médecine encore trop peu formée Pour les fondatrices de Lëtz Menopause, le problème ne concerne pas uniquement l’information du grand public. Il touche aussi la formation des professionnels de santé. Le Dr Folschette explique avoir elle-même approfondi sa formation dans le domaine de la médecine de la ménopause. Car la ménopause concerne pratiquement tous les domaines de la santé : gynécologie, médecine générale, endocrinologie, cardiologie, santé osseuse, santé mentale ou encore santé sexuelle par exemple. L’enjeu est donc de ne pas considérer la ménopause comme une simple parenthèse gynécologique, mais comme une période qui peut avoir des répercussions bien plus larges sur la santé et la qualité de vie future. «La ménopause est normale. Mais ce n’est pas normal de vivre mal pendant 30 ou 40 ans» C’est probablement le message qui résume le mieux la philosophie de l’association : la ménopause n’est pas une maladie, mais cela ne signifie pas qu’il faille accepter d’en subir les symptômes et les conséquences. Il ne s’agit pas non plus d’opposer traitement et absence de traitement. Toutes les femmes ne souhaitent pas d’hormonothérapie et certaines ont des contre-indications. L’approche doit avant tout être individualisée, en fonction des symptômes, des antécédents, des risques et des attentes de chacune. Traitement hormonal : dépasser les idées reçues Le traitement hormonal de la ménopause (THM) reste l’un des sujets qui suscitent le plus de questions. Au début des années 2000, les résultats très médiatisés de la Women’s Health Initiative, aux États-Unis, ont profondément marqué l’opinion et installé une durable méfiance envers les hormones. Depuis, les données ont été réévaluées et les recommandations ont évolué. Les traitements utilisés aujourd’hui ne sont d’ailleurs pas ceux étudiés à l’époque. Pour le Dr Folschette « deux générations de femmes ont ainsi vécu avec une peur des hormones qu’il est aujourd’hui nécessaire de réévaluer à la lumière des connaissances actuelles. » Une « fenêtre d’intervention » La question ne se limite pas aux symptômes : la ménopause marque aussi une période où certains risques, notamment cardiovasculaires et osseux, évoluent. Les recommandations internationales évoquent une « fenêtre d’intervention » durant laquelle le rapport bénéfice-risque du THM apparaît être favorable pour une majorité des femmes concernées, notamment lorsqu’il est commencé près du début de la ménopause.

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