Pour une meilleure prise en charge de la santé mentale des mineurs

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En septembre 2021, le nouveau bâtiment du Service National de Psychiatrie Juvénile (SNPJ) des Hôpitaux Robert Schuman (HRS) ouvrait ses portes.

Alors que les troubles psychiques chez les jeunes sont en augmentation ces dernières années, il est essentiel de pouvoir les traiter le plus rapidement possible afin d’éviter le risque de chronicisation, ainsi que les conséquences et répercussions d’une mauvaise santé mentale. 

Le Service National de Psychiatrie Juvénile (SNPJ)

Selon la loi du 8 mars 2018 relative aux établissements hospitaliers et à la planification hospitalière, le SNPJ est « un service assurant l’observation, le diagnostic, le traitement et le suivi d’adolescents âgés de 13 à 18 ans, atteints de troubles mentaux ou de problèmes liés à l’abus de substance, dans une approche pluridisciplinaire. » 

Le SNPJ prend en charge toutes les pathologies psychiatriques juvéniles (liste non exhaustive):

  • troubles émotionnels (troubles anxieux, états dépressifs, troubles obsessionnels compulsifs, troubles dissociatifs);
  • troubles alimentaires (anorexie nerveuse, boulimie);
  • crises suicidaires;
  • troubles de l’adaptation et syndromes post-traumatiques;
  • dépendances de substances et sevrage;
  • troubles du comportement graves chez l’adolescent avec handicap mental;
  • troubles de la personnalité.
Santé mentale-SNPJ-HRS-photo ambiance

Historique du projet

Jusqu’en septembre 2021, le SNPJ exploitait 23 lits dans le bâtiment C du site Kirchberg, auxquelles s’ajoutaient 12 places d’hospitalisation de jour au site « Clinique Sainte-Marie» à Esch-sur-Alzette, hôpital de jour qui souffrait d’une forte suroccupation, ainsi que le Service de Détection et d’Intervention Précoce (SDIP) situé dans le quartier de la Gare. 

Le projet initial consistait en la fermeture du site d’Esch-sur-Alzette, mais la nécessité de régionaliser l’offre d’hospitalisation de jour afin de limiter les trajets des jeunes patients a permis de conserver l’unité de la « Clinique Sainte-Marie » et ses 12 lits.

Avec le déménagement dans le bâtiment « J » du site Kirchberg le 13 septembre 2021, le SNPJ compte désormais :

Santé mentale-SNPJ-HRS-Chambre patient
  • Les nouveaux locaux comprennent donc un hôpital de jour de psychiatrie juvénile supplémentaire dans la région Centre et deux unités d’hospitalisation « stationnaire » de 15 lits chacune.  
  • L’unité d’hospitalisation aiguë situé au 1er étage a comme vocation la prise en charge de pathologies plus aiguës dont les troubles du comportement peuvent nécessiter une intervention de crise dans un cadre plus intensif (par exemple des patients hospitalisés via le service des urgences ou des patients présentant des troubles du comportement complexes). 

La capacité d’hospitalisation de jour a donc augmenté de 12 à 32 places et de 23 à 30 places pour les unités d’hospitalisation, ce qui permet une meilleure prise en charge des jeunes patients, avec une approche thérapeutique et pluridisciplinaire innovante.

Cependant, comme l’expliquent le docteur Jean-Marc Cloos, directeur médical  du Pôle Psychiatrie des HRS, et le docteur Salima Aarab, médecin spécialiste en psychiatrie juvénile et psychothérapeute, cette prise en charge pourrait encore être améliorée. En effet, le traitement des patients juvéniles inclut des contacts entre le personnel soignant et les différents acteurs de la vie du jeune : parents, foyer, école… alors que le traitement d’un patient adulte implique une approche plutôt individuelle. La question du manque de personnel demeure une réalité, et la pénurie de psychiatres ne facilite pas la tâche du personnel en place.

Une école à l’hôpital

Santé mentale-SNPJ-HRS-école

Un projet innovant a également été la création d’une école avec un véritable environnement scolaire venant en appui à la prise en charge thérapeutique. Elle est le fruit d’un partenariat étroit entre les professionnels de la santé et de l’éducation aussi bien au niveau de la conception, de la planification que de l’exécution pour tenir compte au mieux des besoins des élèves hospitalisés et de la spécificité de l’enseignement en milieu hospitalier.

Cette structure scolaire peut accueillir jusqu’à 50 élèves en même temps et occupe un demi-étage du nouveau bâtiment.

Il s’agit évidemment de permettre au jeune patient une continuité dans l’apprentissage scolaire, mais également de normaliser son séjour hospitalier avec des liens sociaux pouvant faciliter sa réintégration psychosociale.

La pénurie de psychiatres, une véritable problématique

Alors que le nombre de psychiatres (juvénile et adulte) demeure nettement insuffisant, la Société Luxembourgeoise de Psychiatrie, Pédopsychiatrie et Psychothérapie a déposé un dossier de formation de 3e cycle à l’Université du Luxembourg, afin de former les futurs psychiatres dans notre pays et de leur permettre de connaître les différentes structures hospitalières et ambulatoires en santé mentale du pays. Grâce à cette formation, les structures pourront également avoir accès à plus de ressources en termes de personnel. 

Article composé par Suzanne Vanweddingen

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