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Peut-on éduquer son enfant sans le punir ? Oui, c’est possible !

Vous avez tendance à réagir au quart de tour lorsque votre enfant se comporte de manière que vous trouvez inadéquate ? Alors lisez attentivement cet article basé sur un podcast de Karine Trudel, une coach familiale québécoise, qui contribue, par ses conseils avisés, à venir en aide à de nombreux parents vivant au Canada et en Europe. 

Pratiquer l’éducation bienveillante

L’éducation bienveillante est un modèle éducatif qui repose sur l’empathie et le respect de l’enfant. En pratiquant l’éducation bienveillante, les parents vont dès lors être amenés à éliminer la punition et à opter plutôt pour les conséquences naturelles ou les conséquences logiques. Abordons le sujet plus en détail. 

La punition 

Pourquoi ne faut-il pas punir son enfant ? La réponse est simple: une punition n’éduque aucunement un enfant. Elle ne sert seulement qu’à soulager le parent de sa colère ou de ses peurs. 

Par définition, «Infliger une punition à un enfant» consiste à «lui imposer quelque chose pour sa faute.». Une punition est donc synonyme de châtiment, de peine ou de sanction. 

Est-on vraiment un parent heureux, épanoui et confiant en l’éducation de ses enfants si on pense ceci: «Comme je suis le pouvoir dans cette tribu, je vais lui imposer une sanction (privation, châtiment corporel…) dont il va se souvenir…»

Il va de soi qu’aucun parent ne souhaite punir son enfant pour le faire souffrir. La punition résulte plutôt d’une réponse émotionnelle spontanée et irréfléchie de la part du parent face au comportement de l’enfant. 

Dans ce contexte, on peut dès lors se poser la question: «Est-ce que la punition est un geste réfléchi qui contribue au développement et à l’éducation de l’enfant ?». La réponse est clairement «non»

La punition est une réponse primaire à une émotion primaire. Il s’agit d’un réflexe de protection permettant au parent de faire baisser sa tension émotionnelle et de lui donner l’illusion qu’il contrôle la situation. 

Deux points sont à retenir sur la punition: 

  • Infliger une punition fait du bien au parent, mais cela nuit à l’enfant.
  • L’enfant retiendra uniquement la punition et non pas la cause qui est à l’origine de cette punition. C’est pourquoi il ne pourra pas faire un apprentissage de la faute qu’il a commise. 

Les conséquences 

Gardons bien à l’esprit ceci: il ne faut pas punir son enfant mais plutôt laisser «jouer les conséquences». La conséquence est un effet qui vient suite à un évènement. C’est le produit de quelque chose. 

Un premier exemple: si vous tenez un crayon entre vos doigts et que vous décidez d’ouvrir votre main, la conséquence sera que le crayon va tomber au sol. Il s’agit là de la conséquence naturelle imposée par la gravité. 

Un deuxième exemple: si vous ne répondez plus aux appels de votre amie depuis plusieurs semaines, l’une des conséquences pourrait être qu’elle risque de se lasser et qu’elle cesse simplement de vous appeler. Une autre conséquence serait que votre amie vienne à l’improviste chez vous parce qu’elle est inquiète à votre sujet. Ainsi, les conséquences liées à votre non-réactivité vis-à-vis des appels sont dictées ou décidées par votre amie en fonction de ce qu’elle souhaite comme expérience avec vous. Elle va donc devoir réfléchir à une conséquence logique qui soit adaptée à ce qu’elle désire vraiment: continuer à avoir une relation amicale avec vous ou non. 

Il existe donc deux types de conséquences:
• Les conséquences naturelles, celles qui sont dictées par la nature.
• Les conséquences logiques, celles auxquelles je réfléchis dans le but de faire un apprentissage. 

Les conséquences naturelles 

Les conséquences naturelles sont beaucoup plus efficaces à utiliser parce qu’elles ne mettent pas le parent en opposition avec l’enfant. C’est la nature qui s’en charge. Par exemple, si votre enfant ne met pas son linge dans le bac à linge sale, naturellement, le linge ne va pas se laver par lui-même. Quand votre enfant casse un jouet, ce dernier ne va pas se recoller de lui-même. Si votre enfant mange trop, il va avoir mal au ventre, etc. Quand c’est possible – et quand la sécurité et l’intégrité de votre enfant ne sont pas menacées – vous avez donc vraiment tout intérêt à laisser agir les conséquences naturelles. 

Les conséquences logiques 

Priver votre enfant de dessert parce qu’il a jeté son assiette par terre n’est pas une conséquence logique. Posez-vous toujours la question suivante: «Quel est l’apprentissage dont mon enfant a besoin de faire à cet instant précis ?». La conséquence que vous pourriez par exemple lui imposer est de ramasser son assiette et les dégâts occasionnés. 

Un autre exemple: coucher votre enfant plus tôt parce qu’il n’a pas rangé son vélo n’est pas non plus une conséquence logique. Dans ce contexte, l’enfant pourrait apprendre qu’il peut se faire voler son vélo s’il ne le range pas. Il serait alors plus judicieux de proposer à votre enfant de laisser son vélo dans le cabanon pendant quelques jours pour qu’il puisse expérimenter ce que c’est de ne plus avoir de vélo. 

Troisième exemple: votre ado laisse trainer la vaisselle sale qu’il a utilisée. La conséquence pourrait être de lui servir son prochain repas dans l’une de ces assiettes sales. 

Plutôt qu’infliger une punition à votre enfant, réfléchissez plutôt à des conséquences logiques qui lui permettront de faire un réel apprentissage de la faute qu’il a commise.  

Ce qu’il faut retenir 

Votre enfant a commis une bêtise ou a adopté un comportement inapproprié ? Le but est de ne pas réagir sur le coup en infligeant une punition à votre enfant dans le but d’assouvir votre colère ou de diminuer vos peurs. 

L’idée est plutôt de vous poser et de réfléchir quant à l’apprentissage que votre enfant aurait besoin à ce moment précis, et de lui donner une conséquence qui va lui permettre cet apprentissage-là. Lorsque c’est possible, on laisse la nature intervenir (cf conséquences naturelles). 

Vous voulez devenir des parents bienveillants et épanouis ? Les podcasts de Karine Trudel («La mère veille» et «Parent 101+») vous y aideront !

Source :

Letz be healthy du mois de janvier-février.

Auteur : Céline Buldgen.

Céline Buldgen
Journaliste multimédia

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