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Rencontre avec Paul Foguenne, un adepte de la mobilité douce

Dans le cadre du thème de la mobilité douce, nous avons rencontré Paul Foguenne qui est l’exemple même du personnage sportif, dynamique et complètement dans l’air du temps. Vous allez comprendre au fil de la lecture comment et pourquoi Paul est au Centre Hospitalier de Luxembourg (CHL) comme un poisson dans l’eau.

La mobilité douce
Photo : Dominique GAUL

Paul Foguenne a fait ses études d’infirmier en Belgique. En début de carrière il a travaillé durant quasi une année en Suisse. Il a ensuite postulé au CHL où il travaille depuis 20 ans. Il a été infirmier de 1996 à 2008/2009. En 2008 sa carrière avait déjà commencé à changer car il travaillait déjà à 50% pour la communication du CHL. Ce dernier gère tout ce qui est relatif au Web, il prend les photos et la stratégie est gérée par Nadine Kohner, responsable de la cellule communication. Ils étaient les deux premiers membres de la cellule communication du CHL. L’équipe s’est ensuite étoffée avec deux graphiste travaillant à temps partiel. 

Habitant d’Arlon, il a fait le choix de faire une grande partie de ses déplacements à vélo !

Fiche d’identité

  • Prénom et nom : Paul Foguenne
  • Age : 46 ans
  • Situation familiale : Marié
  • Enfants : 2 enfants de 8 et 13 ans
  • Métier : Chargé de communication multimédia au CHL
  • Passions : Le vélo, la photo, l’environnement Apple (un peu geek)
  • Chanteur préféré en ce moment : Benjamin Biolay
  • D’où vient cette passion pour la photo ? Cela est venu par hasard… Le passage au numérique a aidé à cela.
Rencontre avec Paul Foguenne, un adepte de la mobilité douce
  • Son site photos : www.paulfoguenne.com
  • www.arlon.cc (site web qu’il a créé avec des amis. Ce site donne des itinéraires sympas à faire à vélo au départ d’Arlon. Avec aussi une rubrique « MAM VËLO OP D’SCHAFF ».)

Questions/réponses

Le métier d’infirmier ne vous manque pas ?

Non, le métier ne me manque pas, car j’ai encore beaucoup de contacts avec le terrain dans le cadre de mon travail. Ceci quand je vais faire des vidéos, des photos.  Je vais au bloc opératoire, je vais dans tous les services. J’y conserve encore des ami(e)s.

Ce qui me manque un peu c’est la notion d’équipes, le fait de travailler avec une grande équipe et de faire les postes. On noue des liens très forts dans la difficulté de ce travail parfois compliqué.

La mobilité douce
Photo : Dominique GAUL

Le fait d’avoir exercé vous rend t-il les tâches quotidiennes plus faciles ? Car votre vision des choses est de ce fait vraiment très professionnelle…

Oui complètement car je connais tout le monde. Le fait d’avoir été du métier aide inévitablement. Par exemple durant le Covid, j’allais en réa comme un infirmier. Mon point fort est de connaître cet environnement et je sais quand me mettre en retrait si besoin puisque j’ai vécu ces situations de stress quand une situation se dégrade.

Côté environnemental 

Vous venez travailler à vélo régulièrement ?

Oui je viens d’Arlon et je viens en moyenne travailler 3 fois par semaine àvélo. Cela me fait entre 55 et 60 km aller-retour car je rallonge un peu pour être sur des pistes cyclables qui sont plus sûres et plus agréables.

Vous roulez dans un véhicule électrique. Pourquoi ?

Nous sommes sensibilisés aux problématiques engendrées par la pollution… Cela me gênerait de travailler dans un hôpital et de m’y rendre avec un véhicule qui émet des particules dangereuses…

La mobilité douce
Photo : Dominique GAUL

Et les transports en commun ?

Je les ai moins pris durant le confinement mais je compte reprendre un peu plus le bus car mes horaires me le permettent et c’est également une bonne solution pour la préservation de l’environnement qui me tient à coeur. Je trouverai très bien de mixer mes moyens de transport : vélo et bus.

Comment motiver les gens pour les pousser à penser mobilité douce ?

Déjà au niveau santé, j’étais quelqu’un de très stressé, j’avais 10kg de plus, mon dos me faisait souffrir…

Je n’ai fait aucun régime, je mange plus qu’avant puisque j’ai augmenté mon métabolisme de base. A présent j’ai une meilleure gestion du stress, je n’ai plus de douleurs de dos. Tout a été réglé par le vélo. De toute façon, je sentais que je devais faire quelque chose !

Je mets à peu près le même temps pour venir travailler et rentrer chez moi mais lorsque je vais travailler à vélo, une fois rentré chez moi mon sport de la journée est déjà fait. J’ai fait mon heure de sport en traversant des endroits agréables. Cela fait du bien.

De plus, l’Etat luxembourgeois met énormément de mesures en place pour faciliter la vie des cyclistes. La comparaison entre le Luxembourg, la Belgique et la France est très simple. Ici tout est fait pour aller dans le bon sens. Il y a au Luxembourg une dynamique positive et une réelle volonté.

Avez-vous opté pour la mobilité douce pour des raisons écologiques, économiques ou pratiques ? Les trois…

La mobilité douce
Photo : Dominique GAUL

Les trois mais principalement pour des raisons écologiques et également pour des raisons pratiques et de santé. Le volet santé a tout de même été à la base un déclencheur car je ne bougeais pas assez, je dormais très mal et j’ai amélioré mon sommeil ! Je dors mieux et je me sens beaucoup plus en forme et plus détendu. Après une grosse journée, mon trajet àvélo me permet d’évacuer le stress. Cela n’est pas le cas quand je rentre en voiture car l’agressivité des gens au volant me pose de plus en plus de problèmes.

Durant la période Covid, durant le confinement… Comment se passait les déplacements ?

Cette période a été très fatigante et j’ai beaucoup moins pris mon vélo. Les routes n’étaient pas encombrées et je me rendais très vite au travail donc j’ai fait mon paresseux de mars à mai. Ensuite j’ai repris mon vélo.

Le vélo, c’est juste pour venir travailler ou cela occupe aussi vos loisirs ?

Je fais du vélo au moins une fois durant les week-ends : vélo de route, VTT ou Gravel bike également. Avec mes amis nous faisons du vélo sur les territoires belges et luxembourgeois.

Que pensez-vous de la « Clever Fueren » (primes d’achat pour les vélos et pédélecs ainsi que pour les quadricycles, motocycles et cyclomoteurs électriques qui seront doublées pour tous les achats du 11 mai 2020 (jusqu’à la fin du 1er trimestre 2021) ?

Toutes les initiatives permettant aux personnes d’être moins sédentaires sont d’excellents initiatives ! Cela peut donner une impulsion pour que les gens se remettent au sport, se remettent en mouvement. Ce type de primes crée une nouvelle dynamique c’est certain. Tous les incitants sont bons à prendre. Quand on voit par exemple Andy Schleck participer à des campagnes pour inciter à la mobilité douce… c’est top car c’est un beau modèle.

Vous avez d’autres exemples au CHL qui viennent travailler en vélo ?

Oui bien entendu. On peut citer quelques exemples :

  • Le Docteur Nati Romain, Directeur Général du CHL et pneumologue. 
  • Monique Birkel, Directrice des Soins.
  • Le Docteur DidierVan Wymersch, médecin directeur du pôle femme, mère, enfant.
  • Le Docteur Fernand Pauly, fondateur du service d’Evaluation et Rééducation fonctionnelle.
  • Vanessa Grandjean, chef des psychologues.

Il y en a de nombreux autres mais nous ne pouvons pas citer tout le monde. 

Le parking à vélo est bien placé au CHL,

Le parking à vélo est bien placé au CHL, nous avons des douches, des vestiaires, toutes les commodités. Nous avons des douches, des vestiaires, toutes les commodités. C’est super pratique.

Même si beaucoup de gens l’ignorent encore, le leasing pour les vélos électriques semble bien fonctionner au Luxembourg. Qu’en pensez-vous ?

En fait, je ne savais pas que cela existait. Mais je tiens le même discours, tout ce qui peut pousser les gens à avoir une mobilité différente est parfait.

Pourquoi la mobilité douce trouve sa place…

Les raisons sont diverses et variées… Nous optons pour la mobilité douce pour des raisons écologiques, économiques ou pratiques. Ainsi les vélos, trotinettes, gyropodes, hoverboard, skates… font maintenant partie de notre paysage urbain. 

Avant tout, il faut dire que faire appel à ses propres ressources et son énergie semble être la tendance. C’est bon pour la planète et c’est bon pour la santé ! Cela est rapide, économique, sain et non polluant.

Un retour aux sources

Quoi qu’il en soit, la mobilité douce est un retour aux sources, des sensations à découvrir et de nouvelles habitudes à mettre en place. La mobilité douce est au coeur de multiples de nos préoccupations sociétales : la pollution, la sédentarité dans notre travail et notre quotidien, l’obésité, les énergies renouvelables, le stress, l’augmentation du trafic en semaine… En fait partout dans le monde, la mobilité douce revêt une importance de plus en plus accrue. Les nouvelles technologies favorisent une mobilité urbaine plus douce et mieux pensée.

La mobilité douce

En somme, on désigne la mobilité douce par le fait de se déplacer de façon non motorisée (marche à pied, vélo, bus ou tramway électrique, voiture électrique ou gaz naturel). A savoir que le terme mobilité active est également utilisé pour les déplacements faits par un effort physique. Il s’agit en fait de tous les modes de déplacements non polluants.

Rencontre avec Paul Foguenne, un adepte de la mobilité douce

Il est clair que les pratiques de mobilité quotidienne entraînées par le besoin des déplacements professionnels ont un impact sur l’environnement et forcément sur notre santé si l’on se réfère aux conséquences que cela engendre… Citons la pollution atmosphérique mais également la pollution sonore !

Rencontre avec Paul Foguenne, un adepte de la mobilité douce

Quoi qu’il en soit, organiser la mobilité revient également à articuler les politiques d’aménagement, d’habitat et de déplacements. Le réseau national des pistes cyclables comprend 23 pistes à travers les différentes régions du Grand-Duché de Luxembourg mais certains axes principaux restent tout de même dédiés aux voitures et sont dangereux à vélo.

Ce n’est pas possible pour tout le monde

Par ailleurs, certain(e)s aimeraient aller travailler autrement qu’en voiture mais les contraintes professionnelles et familiales, les aléas du quotidien, la proximité avec son lieu de travail font que cela n’est pas possible pour tout le monde de se déplacer à vélo ou de privilégier les transports publics verts.

La Division de la mobilité durable

Au Luxembourg, la Division de la mobilité durable est chargée de :

  • L’intégration des volets de la mobilité douce, des transports en commun routiers et de l’usage partagé de l’automobile dans les études de faisabilité et avant-projets sommaires et détaillés de l’administration,
  • La coordination systématique des projets de l’administration relatifs à la mobilité durable avec les services et groupes de travail ministériels,
  • La conception détaillée des infrastructures pour les transports en commun routiers, de la coordination des dossiers du groupe de travail « couloirs pour bus »,
  • La conception détaillée des parkings d’accueil et des plates-formes d’échange pour les transports en commun routiers,
  • La mise en place d’un système de comptage et d’analyses statistiques des mouvements cyclistes et piétons,
  • La conception réseau cyclable national,
  • La participation à la conception d’infrastructures pour l’électromobilité, l’usage partagé de l’automobile pour les pôles d’échanges.

(Art. 3 du règlement grand-ducal du 18 mai 2015 déterminant l’organisation de l’Administration des ponts et chaussées).

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Post - Luxembourg - Santé
Sandrine Stauner-Facques
Journaliste / Chargée de Communication et des événements

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