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    Les maladies du cœur chez le chien et le chat

    Perskindol — Plus fort que ta douleur !

    Les chats et les chiens, tout comme les humains, peuvent avoir des maladies cardiaques congénitales, présentes à la naissance ou acquises, c’est-à-dire qu’elles se développent plus tard au cours de la vie de l’animal. Ces maladies du système circulatoire sont à prendre au sérieux et doivent être traitées rapidement. Faisons le point avec Carole Jungblut, docteur en médecine vétérinaire au Déiereklinik Krakelshaff.

    La maladie cardiaque congénitale la plus fréquente chez le chien et l’une des plus fréquentes chez le chat est la persistance du canal artériel (PDA). Elle se caractérise par une fermeture incomplète de la connexion entre l’aorte et l’artère pulmonaire qui normalement doit se fermer à la naissance. Cette anomalie cardiaque est souvent découverte chez les chiots et les chatons lors des premières visites chez le vétérinaire, qui pourra entendre un bruit anormal (appelé souffle cardiaque) à l’écoute du cœur avec son stéthoscope. Carole Jungblut précise : « Souvent, les animaux sont en bonne forme. Bien entendu, tout dépend de la sévérité de la persistance du canal artériel. Certains chiots ou chatons ne présenteront pas de symptômes particuliers. D’autres ne grandiront pas correctement, auront une perte de poids inexpliquée ou manqueront d’appétit. » Le diagnostic se fait au moyen de l’échocardiographe. Le traitement consiste en une intervention chirurgicale lourde pour ligaturer l’ouverture et permettre ainsi à l’animal de reprendre une vie normale.

    Mon chat souffre d’une maladie du coeur.

    Il existe aussi des maladies de naissance plus complexes :

    • tétralogie de Fallot caractérisée par plusieurs malformations au niveau du cœur.L’opération peut être envisagée, l’espérance de vie est toutefois très limitée. 
    • persistance du canal artériel qui s’accompagne d’une dysplasie de la valve tricuspide, le pronostic est moins bon car on peut difficilement agir à ce niveau-là.  

    Du côté des maladies qui se développent plus tard dans la vie, on rencontre fréquemment des atteintes du muscle cardiaque (myocarde) qui devient trop épais ou trop mince et faible. On les appelle les cardiomyopathies. Parmi celles-ci, un vieillissement prématuré de la valve mitrale qui perdra de son étanchéité et ne se refermera pas correctement. Les chiens de petite taille sont prédisposés à cette pathologie. Les chiens de la race Cavalier King Charles sont sujets à cette malformation, qui est génétiquement due.

    D’autres races de petits chiens sont aussi prédisposées telles le Teckel et le Chihuawa. Par contre, les chiens de plus grande taille sont souvent sujets aux cardiomyopathies dilatatrices (gros cœur aux parois dilatées qui engendre une insuffisance cardiaque).

    Symptômes

    Si votre chien souffre d’un problème cardiaque inquiétant, certains symptômes pourront vous alarmer : 

    • une inactivité et un manque d’entrain,
    • une baisse de l’intolérance à l’effort, 
    • une toux,
    • une difficulté à respirer,
    • une coloration bleuâtre de la langue (stade très avancé).

    « L’intolérance à l’activité et la toux (sèche ou grasse) sont les premiers signes que l’on peut observer chez le chien. Un chat qui a une maladie cardiaque ne tousse presque jamais. Le diagnostic est donc plus difficile. La plupart du temps, les chats sont à l’intérieur et dorment. Et lorsqu’ils sont de sortie, vous ne pouvez pas avoir un œil dessus. Vous pouvez toutefois remarquer qu’il respire plus rapidement et qu’il est plus vite essoufflé quand vous jouez avec lui. Votre animal de compagnie peut aussi boire ou uriner plus, voire faire une petite syncope après un effort physique lorsqu’il a une maladie cardiaque sous-jacente. Au moindre problème, le meilleur réflexe est de consulter votre vétérinaire le plus rapidement possible.», explique Carole Jungblut.

    Examens de dépistage

    Les maladies cardiaques peuvent être facilement dépistées, à condition de faire un contrôle régulier. En effet, lors de votre visite annuelle avec votre animal de compagnie, votre vétérinaire pourra réaliser certains examens de dépistage. Les plus couramment utilisés sont un bon examen physique de votre animal, accompagné d’une auscultation attentive du cœur au moyen d’un stéthoscope en vue de détecter un souffle cardiaque. S’il y a un doute, votre vétérinaire pourra effectuer des examens plus précis, incluant la prise des pulsations, la pression artérielle, une échocardiographie, un électrocardiogramme (ECG), des radiographies (rayon-X) pour détecter ou non un œdème pulmonaire.

    Traitements possibles 

    Une fois la maladie cardiaque identifiée, divers traitements pourront être mis en place afin de maintenir ou d’améliorer la qualité de vie de votre compagnon. 

    Les maladies cardiaques congénitales pourront être traitées grâce à une intervention chirurgicale. Quant aux maladies cardiaques acquises, elles sont évolutives. Elles seront gérées par une médication adaptée et progressive. Carole Jungblut précise: « On peut freiner ce processus d’évolution en administrant des médicaments appropriés mais on ne peut envisager une guérison, ni garder le statu quo de la maladie. Grâce aux molécules que nous avons à notre disposition, nous pouvons toutefois offrir une plus grande espérance de vie à l’animal. » Notons que des contrôles échocardiographiques et radiographiques réguliers seront nécessaires en cas de maladies acquises. Lors de la prise de diurétiques, le vétérinaire surveillera le taux d’électrolytes par une prise de sang tous les 6 mois. 

    Persistance du canal artériel : opération et suivi

    La persistance du canal artériel est la maladie congénitale la plus représentée chez le chien et le chat. Le traitement chirurgical peut se faire soit à cœur ouvert soit avec un traitement moins invasif réalisé sous fluoroscopie. « On entre par un vaisseau et on place un bouchon à l’ouverture de la connexion entre l’aorte et l’artère pulmonaire. Nous avons pour habitude de toujours laisser le choix au propriétaire. Pour être sincères, nous préférons la méthode la moins invasive, mais nous ne pouvons la pratiquer au cabinet. Nous transférons l’animal vers un centre adapté. Le choix d’une technique dépend aussi des moyens financiers de la personne. Il faut savoir que la méthode moins invasive coûte presque le double de celle à cœur ouvert. », explique Carole Jungblut.

    Après l’opération, l’animal est gardé sous surveillance durant quelques jours. Des suivis réguliers sont ensuite programmés jusqu’à ce que l’animal ait repris une fonction cardiaque normale ou quasi normale.

    Conseils judicieux

    Si votre animal souffre d’une maladie cardiaque acquise, votre vétérinaire vous conseillera sûrement de contrôler régulièrement son poids. Votre compagnon aura en effet tendance à être en surpoids car il se mobilisera moins. Toutes les activités seront permises (sauf un jogging avec votre animal si la maladie est à un stade avancé/un chien de chasse devrait arrêter son activité). Votre vétérinaire vous conseillera aussi de donner de la nourriture adaptée à votre chien, celle-ci sera réduite en sodium (sel). Enfin, votre animal devra avoir toujours accès à de l’eau s’il doit prendre des diurétiques pour traiter un oedème pulmonaire.

    Bon à savoir :

    • Si votre animal a une maladie congénitale sévère, un traitement chirurgical ne pourra malheureusement pas lui offrir une grande espérance de vie.
    • Les maladies cardiaques chez le chien et le chat concernent 10 à 15% de nos consultations.
    • Si votre animal doit prendre des antiarythmiques pour améliorer son rythme cardiaque, il est primordial de ne pas oublier de lui donner sa prise quotidienne. Un oubli pourrait lui être dramatique.

    Les néoplasies cardiaques 

    Les néoplasies cardiaques sont des tumeurs qui se sont « attachées » au cœur. Elles sont rares et surviennent avec l’âge. Votre vétérinaire vous proposera d’intervenir en réalisant tout d’abord une thoracoscopie afin de prendre des biopsies. Il saura ainsi déterminer si la tumeur est bénigne ou non, si elle se développe rapidement ou si la chimiothérapie est envisageable. « Dans la plupart des cas, les néoplasies cardiaques entraînent un épanchement péricardique, c’est-à-dire une accumulation de liquide au niveau du péricarde qui est une couche autour du coeur. Le propriétaire peut nous donner son accord pour ouvrir le péricarde et faire évacuer en permanence ce liquide. Aujourd’hui, lorsqu’une intervention est envisagée chez un animal qui souffre d’une néoplasie cardiaque maligne, on est capable de lui offrir un temps de survie de 4 mois. », souligne Carole Jungblut.

    Céline Buldgen
    Journaliste multimédia

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