Derrière le masque de Sylvain Kastendeuch

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derrière le masque, sylvain-kastendeuch

Derrière le masque de Sylvain Kastendeuch révèle l’histoire d’un joueur fidèle, courageux et respecté sur tous les terrains. Il y a des joueurs dont le nom résonne bien au-delà des stades, et Sylvain Kastendeuch en fait partie. Capitaine emblématique du FC Metz pendant près de vingt ans, défenseur intraitable mais toujours juste, il a écrit l’histoire du football français avec constance et élégance. Avec 578 matches en Première Division, deux Coupes de France, une Coupe de la Ligue et neuf sélections en Bleu, Kastendeuch n’a jamais trahi ses valeurs : persévérance, droiture et passion. Mais derrière le joueur serein se cachait la force silencieuse d’un homme qui a su transformer doutes et blessures en une carrière exemplaire.

578 matches en Première Division. Deux Coupes de France, une Coupe de la Ligue, un titre de vice-champion de France. Neuf sélections en Bleu. Des tacles par milliers. Zéro carton rouge. Capitaine emblématique du FC Metz, son club de cœur, Sylvain Kastendeuch a marqué de son empreinte deux décennies de football français, incarnant l’âme grenat avec élégance et exigence. Derrière l’image du libéro serein, il y eut pourtant les doutes, les blessures invisibles, la rage silencieuse d’un adolescent jugé trop frêle pour rêver au haut niveau, et qui s’est obstiné jusqu’à devenir l’un des défenseurs les plus respectés de sa génération.

Avec la collaboration de Pierre Théobald, il raconte ici ses épreuves et ses joies, les premiers trophées, la saison 1997-1998 restée dans les mémoires, mais aussi les épisodes méconnus de son parcours, au-delà de Metz : le Red Star, Saint-Étienne, Toulouse et le prestigieux maillot de l’équipe de France. Un récit intime où un homme lève enfin le masque : celui d’un joueur fidèle à ses valeurs, sur le terrain comme en dehors. Une leçon de persévérance, de droiture et de passion.

L’avis de la rédaction pour Derrière le masque

Dans son autobiographie parue en octobre 2025, Sylvain Kastendeuch met en avant son exemplarité, tout en laissant entendre qu’un tel comportement appartient désormais à une autre époque. Son éducation a ancré en lui le respect et l’éthique comme principes fondamentaux, qu’il traduisait sur le terrain par un jeu fair-play, refusant tricherie et brutalité pour stopper ses adversaires. Cette attitude irréprochable lui a même valu, vers la fin de sa carrière, un traitement plus clément de la part des arbitres dans des situations où un carton rouge aurait pu être justifié.

Derrière-le masque-Couverture, sylvain Kastendeuch

Le titre de son livre révèle pourtant l’essentiel : Kastendeuch explique avoir évolué derrière un masque, celui du joueur calme et discipliné, alors que son esprit bouillonnait de doutes et de peur de l’échec. Pour lui, évoluer au plus haut niveau implique de mettre de côté ses émotions, et endosser le brassard de capitaine exige de projeter maîtrise et assurance, tout en dissimulant toute fragilité.

Son récit ne se limite pas à une success story. Confronté à des brimades à l’école, le football est devenu pour lui un refuge, un moyen de s’extraire de sa condition de victime. Mais les obstacles ont jalonné sa route : à treize ans, il se voit refuser une sélection en équipe d’Alsace pour un physique jugé trop frêle. Douze ans plus tard, c’est la même raison qui l’écarte de l’équipe de France. Sa carrière connaît d’autres épreuves, comme son passage à Saint-Étienne où, malgré son rôle de capitaine, il quitte le club après le départ du président André Laurent. À Toulouse, son engagement et sa détermination ne suffisent pas à empêcher la relégation.

Un livre simple à appréhender, une écriture limpide, fluide et agréable. Le champion se livre, raconte son histoire à coeur ouvert avec quelques anecdotes croustillantes. Les amateurs du ballon rond vont aimer ce livre préfacé par Robert Pirès.

Aux Editions des Paraiges

Menopause, Lëtz menopause Asbl

Ménopause : et si on arrêtait enfin de la subir ?

Bouffées de chaleur, fatigue, troubles du sommeil, changements d’humeur, prise de poids… La ménopause peut bouleverser le quotidien. Le Dr Susanne Folschette, présidente de Lëtz Menopause A.s.b.l., Diane Elsen, vice-présidente, Marthe Schmit, secrétaire, et Caroline Lentz, bénévole, nous aident à mieux comprendre cette étape et les solutions pour mieux la vivre. « Il faut penser à la périménopause beaucoup plus tôt » Lorsqu’on parle de ménopause, on pense à l’arrêt des règles et aux bouffées de chaleur. Pourtant, le processus commence bien avant. C’est cette période, appelée périménopause, que l’association Lëtz Menopause souhaite mieux faire connaître. « Il faut penser à la périménopause beaucoup plus tôt », insiste le Dr Folschette. Cette transition débute plusieurs années avant la ménopause et les règles ne sont pas forcément déjà irrégulières. La ménopause correspond, elle, à la dernière menstruation et n’est confirmée qu’après douze mois consécutifs sans règles. Cette distinction est essentielle : face à une femme de 40 ou 42 ans souffrant de fatigue inhabituelle, de troubles du sommeil ou d’une anxiété nouvelle, la périménopause doit faire partie des pistes à envisager, même en l’absence de bouffées de chaleur. Quand tout va bien sur le papier, mais pas dans la vie Le parcours peut être déroutant : fatigue persistante, troubles du sommeil, difficultés de concentration, « cerveau dans le brouillard », irritabilité, anxiété ou épisodes de tristesse. Dans sa pratique, le Dr Folschette dit avoir rencontré des femmes relativement jeunes qui ne se reconnaissaient plus : moins d’énergie. Lorsque les analyses classiques ne révèlent rien d’anormal, les patientes peuvent pourtant sentir qu’il y a quelque chose qui ne va pas. C’est toute la difficulté : les symptômes de la périménopause sont multiples et peuvent être physiques, psychiques, cognitifs ou métaboliques. Palpitations, vertiges, douleurs articulaires ou musculaires, modifications de la silhouette ou encore troubles urinaires et génito-urinaires peuvent également s’y associer. Une médecine encore trop peu formée Pour les fondatrices de Lëtz Menopause, le problème ne concerne pas uniquement l’information du grand public. Il touche aussi la formation des professionnels de santé. Le Dr Folschette explique avoir elle-même approfondi sa formation dans le domaine de la médecine de la ménopause. Car la ménopause concerne pratiquement tous les domaines de la santé : gynécologie, médecine générale, endocrinologie, cardiologie, santé osseuse, santé mentale ou encore santé sexuelle par exemple. L’enjeu est donc de ne pas considérer la ménopause comme une simple parenthèse gynécologique, mais comme une période qui peut avoir des répercussions bien plus larges sur la santé et la qualité de vie future. «La ménopause est normale. Mais ce n’est pas normal de vivre mal pendant 30 ou 40 ans» C’est probablement le message qui résume le mieux la philosophie de l’association : la ménopause n’est pas une maladie, mais cela ne signifie pas qu’il faille accepter d’en subir les symptômes et les conséquences. Il ne s’agit pas non plus d’opposer traitement et absence de traitement. Toutes les femmes ne souhaitent pas d’hormonothérapie et certaines ont des contre-indications. L’approche doit avant tout être individualisée, en fonction des symptômes, des antécédents, des risques et des attentes de chacune. Traitement hormonal : dépasser les idées reçues Le traitement hormonal de la ménopause (THM) reste l’un des sujets qui suscitent le plus de questions. Au début des années 2000, les résultats très médiatisés de la Women’s Health Initiative, aux États-Unis, ont profondément marqué l’opinion et installé une durable méfiance envers les hormones. Depuis, les données ont été réévaluées et les recommandations ont évolué. Les traitements utilisés aujourd’hui ne sont d’ailleurs pas ceux étudiés à l’époque. Pour le Dr Folschette « deux générations de femmes ont ainsi vécu avec une peur des hormones qu’il est aujourd’hui nécessaire de réévaluer à la lumière des connaissances actuelles. » Une « fenêtre d’intervention » La question ne se limite pas aux symptômes : la ménopause marque aussi une période où certains risques, notamment cardiovasculaires et osseux, évoluent. Les recommandations internationales évoquent une « fenêtre d’intervention » durant laquelle le rapport bénéfice-risque du THM apparaît être favorable pour une majorité des femmes concernées, notamment lorsqu’il est commencé près du début de la ménopause.

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