Trop de sucre dans les aliments industriels salés!

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Le sucre est omniprésent, met en garde l’Anses, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, dans un rapport récemment dévoilé. Selon ce rapport publié le 19 mars, environ 75% des produits alimentaires transformés, y compris ceux qui sont salés, renferment du sucre additionné. Quels types d’aliments sont particulièrement touchés par cette présence accrue de sucre ?

Près de 80% des produits analysés renferment au moins un ingrédient sucrant

Cette analyse révèle que la grande majorité des produits (77 %) contiennent au moins un ingrédient sucrant ou un agent de goût sucré. Il n’est pas surprenant de constater que le sucre, sous toutes ses formes, occupe une place importante dans les biscuits, les confitures, les jus de fruits, les barres céréalières, les glaces et les sorbets. Cependant, il est également prédominant dans des aliments salés tels que les plats préparés, les sauces à base de condiments, les charcuteries et les produits à base de pommes de terre transformés.

Le sucre classique, représenté par le saccharose, est présent dans plus de la moitié des produits alimentaires étudiés (58 %).

L’utilisation des produits sucrants connaît une baisse significative

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Malgré une nette diminution de l’utilisation des produits sucrants au cours des dernières décennies, notamment dans les produits salés, l’Agence observe une tendance à la baisse significative. Par exemple, l’utilisation des édulcorants intenses a considérablement chuté, avec l’aspartame passant de 1,8 % à seulement 0,4 % des produits au cours de la dernière décennie.

Cette évolution est largement attribuable aux efforts de reformulation des produits par les industriels. Ces ajustements visent à privilégier l’utilisation d’ingrédients plus conventionnels, tels que le sucre blanc (saccharose), ou des alternatives perçues comme plus naturelles, comme les jus de fruits. En conséquence, les sirops de sucres et les édulcorants de synthèse sont désormais nettement moins couramment utilisés.

Cependant, cette tendance positive doit être nuancée : la réduction de l’utilisation d’ingrédients sucrants ne garantit pas nécessairement une diminution de la teneur en sucres des produits.

Les dangers d’une consommation excessive de sucre pour la santé

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La consommation excessive de sucre peut avoir de nombreux effets néfastes sur la santé. Voici quelques-uns des principaux risques associés à une alimentation riche en sucre :

  1. Prise de poids : Les aliments riches en sucre sont souvent riches en calories mais pauvres en nutriments essentiels. Une consommation excessive de sucre peut contribuer à une prise de poids excessive et à l’obésité, ce qui augmente le risque de nombreuses maladies chroniques, notamment les maladies cardiaques, le diabète de type 2 et certains types de cancer.
  2. Risque de diabète de type 2 : La consommation régulière de sucre peut entraîner une résistance à l’insuline, ce qui peut progresser vers le diabète de type 2. Ce type de diabète est associé à des complications graves, telles que des problèmes cardiaques, des lésions rénales et des troubles de la vue.
  3. Impact sur la santé cardiovasculaire : Une alimentation riche en sucre peut augmenter les niveaux de triglycérides et de cholestérol LDL (le « mauvais » cholestérol), ce qui augmente le risque de maladies cardiaques et d’accidents vasculaires cérébraux.
  4. Dommages dentaires : Le sucre favorise la croissance des bactéries responsables des caries.
  5. Impact sur la santé mentale : Des études ont suggéré que la consommation excessive de sucre peut être liée à des troubles de l’humeur tels que la dépression, l’anxiété et les sautes d’humeur.

«Le sucre n’est pas nécessaire du point de vue nutritionnel. » L’OMS recommande de maintenir l’apport éventuel en sucres libres à moins de 10% des besoins énergétiques totaux et de le ramener à moins de 5% si l’on veut obtenir des bienfaits supplémentaires sur le plan de la santé.

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Pour maintenir une bonne santé, il est recommandé de limiter la consommation de sucre ajouté et de privilégier une alimentation équilibrée et riche en fruits, légumes, céréales complètes, protéines maigres et graisses saines. Cuisiner soi-même est un moyen efficace de contrôler la qualité de notre alimentation et de favoriser une vie saine et active.

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Ménopause : et si on arrêtait enfin de la subir ?

Bouffées de chaleur, fatigue, troubles du sommeil, changements d’humeur, prise de poids… La ménopause peut bouleverser le quotidien. Le Dr Susanne Folschette, présidente de Lëtz Menopause A.s.b.l., Diane Elsen, vice-présidente, Marthe Schmit, secrétaire, et Caroline Lentz, bénévole, nous aident à mieux comprendre cette étape et les solutions pour mieux la vivre. « Il faut penser à la périménopause beaucoup plus tôt » Lorsqu’on parle de ménopause, on pense à l’arrêt des règles et aux bouffées de chaleur. Pourtant, le processus commence bien avant. C’est cette période, appelée périménopause, que l’association Lëtz Menopause souhaite mieux faire connaître. « Il faut penser à la périménopause beaucoup plus tôt », insiste le Dr Folschette. Cette transition débute plusieurs années avant la ménopause et les règles ne sont pas forcément déjà irrégulières. La ménopause correspond, elle, à la dernière menstruation et n’est confirmée qu’après douze mois consécutifs sans règles. Cette distinction est essentielle : face à une femme de 40 ou 42 ans souffrant de fatigue inhabituelle, de troubles du sommeil ou d’une anxiété nouvelle, la périménopause doit faire partie des pistes à envisager, même en l’absence de bouffées de chaleur. Quand tout va bien sur le papier, mais pas dans la vie Le parcours peut être déroutant : fatigue persistante, troubles du sommeil, difficultés de concentration, « cerveau dans le brouillard », irritabilité, anxiété ou épisodes de tristesse. Dans sa pratique, le Dr Folschette dit avoir rencontré des femmes relativement jeunes qui ne se reconnaissaient plus : moins d’énergie. Lorsque les analyses classiques ne révèlent rien d’anormal, les patientes peuvent pourtant sentir qu’il y a quelque chose qui ne va pas. C’est toute la difficulté : les symptômes de la périménopause sont multiples et peuvent être physiques, psychiques, cognitifs ou métaboliques. Palpitations, vertiges, douleurs articulaires ou musculaires, modifications de la silhouette ou encore troubles urinaires et génito-urinaires peuvent également s’y associer. Une médecine encore trop peu formée Pour les fondatrices de Lëtz Menopause, le problème ne concerne pas uniquement l’information du grand public. Il touche aussi la formation des professionnels de santé. Le Dr Folschette explique avoir elle-même approfondi sa formation dans le domaine de la médecine de la ménopause. Car la ménopause concerne pratiquement tous les domaines de la santé : gynécologie, médecine générale, endocrinologie, cardiologie, santé osseuse, santé mentale ou encore santé sexuelle par exemple. L’enjeu est donc de ne pas considérer la ménopause comme une simple parenthèse gynécologique, mais comme une période qui peut avoir des répercussions bien plus larges sur la santé et la qualité de vie future. «La ménopause est normale. Mais ce n’est pas normal de vivre mal pendant 30 ou 40 ans» C’est probablement le message qui résume le mieux la philosophie de l’association : la ménopause n’est pas une maladie, mais cela ne signifie pas qu’il faille accepter d’en subir les symptômes et les conséquences. Il ne s’agit pas non plus d’opposer traitement et absence de traitement. Toutes les femmes ne souhaitent pas d’hormonothérapie et certaines ont des contre-indications. L’approche doit avant tout être individualisée, en fonction des symptômes, des antécédents, des risques et des attentes de chacune. Traitement hormonal : dépasser les idées reçues Le traitement hormonal de la ménopause (THM) reste l’un des sujets qui suscitent le plus de questions. Au début des années 2000, les résultats très médiatisés de la Women’s Health Initiative, aux États-Unis, ont profondément marqué l’opinion et installé une durable méfiance envers les hormones. Depuis, les données ont été réévaluées et les recommandations ont évolué. Les traitements utilisés aujourd’hui ne sont d’ailleurs pas ceux étudiés à l’époque. Pour le Dr Folschette « deux générations de femmes ont ainsi vécu avec une peur des hormones qu’il est aujourd’hui nécessaire de réévaluer à la lumière des connaissances actuelles. » Une « fenêtre d’intervention » La question ne se limite pas aux symptômes : la ménopause marque aussi une période où certains risques, notamment cardiovasculaires et osseux, évoluent. Les recommandations internationales évoquent une « fenêtre d’intervention » durant laquelle le rapport bénéfice-risque du THM apparaît être favorable pour une majorité des femmes concernées, notamment lorsqu’il est commencé près du début de la ménopause.

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