Journée mondiale de la santé: pourquoi la prévention se construit chaque jour

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La santé ne tombe pas du ciel: elle se construit au quotidien. À l’occasion de la Journée mondiale de la santé, il est essentiel de rappeler que de simples gestes peuvent faire une grande différence.

Sandrine Stauner-Facques

Chaque année, le 7 avril, la Journée mondiale de la santé nous invite à réfléchir à notre bien-être. Si les visites médicales sont importantes, elles ne suffisent pas à elles seules. La véritable santé se façonne par nos habitudes quotidiennes, parfois simples mais toujours efficaces. Comprendre et appliquer ces gestes de prévention est un investissement durable pour notre corps et notre esprit.

La prévention: un fil rouge pour toute une vie

La prévention est le fil rouge de notre santé. Plutôt que d’attendre que la maladie se manifeste, elle consiste à adopter des comportements qui protègent notre bien-être. Boire suffisamment (de l’eau bien sûr), marcher, prendre du temps pour soi, penser à soi avant de penser aux autres: autant de gestes simples qui, cumulés, ont un impact réel sur la santé à long terme.

Alimentation: une base solide pour rester en forme

Ce que nous mangeons influence directement notre santé. Favoriser les fruits, légumes, céréales complètes et protéines de qualité aide à maintenir un corps en forme et un système immunitaire fort. Réduire le sucre et les aliments ultra-transformés permet de prévenir des maladies comme le diabète ou l’hypertension. Une alimentation saine n’est pas une contrainte, mais un vrai soutien pour se sentir bien chaque jour. Nous en parlons régulièrement dans notre rubrique dédiée à la nutrition.

Sommeil: récupérer pour mieux vivre

Le sommeil est souvent négligé, alors qu’il est essentiel à notre santé physique et mentale. Dormir 7 à 9 heures par nuit favorise la récupération, renforce l’attention et protège le système immunitaire. Éteindre les écrans, réguler la température de la chambre, lire et pratiquer des respirations profondes sont des rituels simples pour mieux dormir.

Activité physique: bouger pour le corps et l’esprit

L’exercice ne se résume pas à la salle de sport. Marcher, faire du vélo, monter les escaliers ou pratiquer un sport qui vous fait plaisir contribuent à garder un corps actif et en bonne santé. Une activité physique régulière renforce les muscles, améliore la circulation et aide à mieux gérer le stress en maintenant un taux de cortisol équilibré. L’important est de trouver une routine agréable pour rester motivé chaque jour et profiter pleinement des bienfaits du mouvement.

Gestion du stress: prendre soin de son esprit

Le stress fait certes partie de la vie, mais lorsqu’il s’installe comme un invité indésirable, il peut vite gâcher nous la gâcher. Méditation, promenade en pleine nature, jardinage… ou même danser comme si personne ne vous regardait! Ça fait du bien, je vous le promets. Chacun peut trouver sa façon de se détendre. Prendre soin de son mental, c’est tout aussi important que de prendre soin de son corps. C’est un tout.

Chaque geste compte

Vous l’aurez compris, la prévention n’est pas un acte ponctuel, mais un engagement quotidien. Journée mondiale de la santé ou pas, chaque geste compte. En intégrant progressivement ces habitudes dans notre quotidien, nous construisons une santé durable. Comme le rappelle ce fil rouge universel: la santé se construit chaque jour.

Mensa sana in corpore sano

Journée mondiale de la santé, profiter de la vie en plein air

Alimentation, sommeil, activité physique, gestion du stress… L’adage Un esprit sain dans un corps sain cher aux latinistes nous vient de Juvénal, poète romain de la fin du premier siècle, et pourtant il est plus vrai que jamais. La Société Européenne de Cardiologie elle-même l’a d’ailleurs ressuscité dans ses recommandations 2025.

Dr E. Mertens

Nous le savons intuitivement: un bien-être psychologique permet de répondre efficacement à des épisodes de stress et donne du sens à la vie. Ou pour le dire autrement, un affect positif est associé à un faible risque de maladies cardiovasculaires alors qu’un affect négatif accroît ce risque. Or, estimait le Pr H. Bueno (Madrid), « la pratique clinique cardiovasculaire n’aborde pas assez la santé mentale et ne l’intègre pas dans le parcours de soins cardiologiques du patient ».

Journée mondiale de la santé, le saviez-vous ?

Des interventions bénéfiques

La bonne nouvelle est que des études portant sur plusieurs milliers de patient ont montré que la psycho-éducation réduit fortement les manifestations d’anxiété et de dépression, ou encore et surtout qu’il est alors possible d’améliorer la santé mentale, le bien-être et la qualité de vie des patients. 

C’est pourquoi les plus hautes instances cardiologiques recommandent aujourd’hui à tous les cardiologues de promouvoir un dépistage des troubles mentaux en cas de nouveau diagnostic ou événement cardiovasculaire récent, de façon périodique ou lorsque la clinique le justifie. Un questionnaire simple a d’ailleurs été élaboré, en consensus avec les sociétés savantes internationales de psychologie, psychiatrie et médecine comportementale, permettant – au moyen de 2 questions simples, de dépister efficacement les patients à risque.

Et au Luxembourg, c’est ce même message que portait aussi le Dr Cristiana Banu, présidente de la Société Luxembourgeoise de Cardiologie, rappelant pour l’occasion que « l’on ne soigne pas un coeur, mais bien une personne ». On ne peut mieux dire.

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