Gastronomie et intelligence artificielle se sont donné rendez-vous jeudi 19 février au restaurant Les Roses pour une soirée hors du commun, un élégant moment hors du temps, offrant une expérience totalement inédite.
Quelle chance inouïe
Parfois, je m’arrête deux secondes… et je réalise la chance immense que j’ai de recevoir ces invitations, de vivre ces moments uniques, privilégiés et d’entrer dans les coulisses avant tout le monde.
Oui, je suis chanceuse. Vraiment. Et je ne le prends jamais pour acquis. Chaque événement est un cadeau. Chaque soirée est une parenthèse précieuse. Et celle passée au restaurant Les Roses du Casino 2000 ne fait pas exception.
Une ambiance, des rencontres, une énergie… Ce petit supplément d’âme qui fait que je repars toujours avec le sourire et des étoiles plein les yeux. Je mesure tout. Et je savoure tout. Merci à toute l’équipe du Casino 2000 pour vos invitations et votre gentillesse à mon égard, cela me touche beaucoup…
Un dîner très particulier
Le dîner proposé hier soir sortait clairement du commun. Différent de tout ce que j’ai pu vivre dans ma vie de journaliste.

Le Chef François Jagut a entamé une collaboration audacieuse avec l’artiste IA Morgane Soulier. Un véritable challenge : chaque plat est né d’un dialogue, d’une réflexion entre création humaine et algorithmes. Oui, ce n’est pas une formule. C’est un menu né d’un dialogue entre art et technologie.
Qui est Morgane Soulier ?
Morgane Soulier est conférencière, experte en intelligence artificielle, directrice créative et artiste IA exposée à l’international. Elle explore les liens entre innovation technologique, imaginaire visuel et émotion humaine avec une approche à la fois esthétique et engagée. Et c’est avant tout une belle personne, créative, intuitive et humaine et oui !
Faut-il vraiment présenter le Chef ?

Allez… juste pour le plaisir.
François Jagut n’est pas simplement un chef. C’est un créateur d’émotions.
Pour moi — et pour beaucoup — c’est un chef d’exception. Un immense talent porté par une sensibilité rare, presque palpable. Une sensibilité qui ne se raconte pas : elle se ressent et elle se goûte. Elle se devine dans l’équilibre d’une assiette, dans l’audace d’un accord, dans la délicatesse d’un détail.
Chez lui, rien n’est laissé au hasard. Chaque choix a du sens. Chaque produit a une histoire. Chaque plat porte une intention.
On ne vient pas seulement dîner. On vient ressentir.
Et c’est là toute la signature des grands. Et François l’est dans tous les sens du terme. Oui, on a le droit de sourire un peu.
De l’image à l’assiette… et de l’assiette à l’image
Cette soirée immersive a révélé une nouvelle grammaire du goût. Une narration culinaire audacieuse, où l’intelligence artificielle n’a aucunement remplacé l’émotion… elle l’a complètement sublimée.
Pour les trois premiers actes, Morgane Soulier a imaginé des œuvres générées par l’IA, véritables visions artistiques. Des tableaux vibrants, presque oniriques, un peu girly parfois que François Jagut a magistralement interprétés en créations gastronomiques d’exception.
L’assiette devenait traduction.
Le visuel devenait saveur.
Puis, renversement fascinant : pour le dessert, le mouvement s’est inversé.
La création du chef a donné naissance à une œuvre visuelle. Le goût s’est fait image. La matière est devenue lumière.
Un dialogue puissant entre technologie et sensorialité. Une expérience où art, gastronomie et innovation ont fusionné avec éclat, pour le plus grand plaisir de nos papilles en émoi.
ACTE I – AMUSE -BOUCHE – La grâce austère
L’œuvre « Grace in Grey » établit un parallèle raffiné avec le plat composé de langoustine, céleri, truffe et jus infusé. Elle en prolonge la délicatesse, traduit la noblesse des produits et révèle l’équilibre subtil entre fraîcheur iodée, profondeur terrienne et intensité aromatique.

ACTE II – ENTRÉE – L’attente dorée
L’œuvre « Waiting for Paradise » fait écho au plat — poulpe de roche, patate douce et sorbet de pamplemousse – comme un miroir artistique. Elle en capte l’intensité, la douceur et la vivacité, transformant l’équilibre des saveurs en émotion visuelle.

ACTE III – PLAT – Le passage
L’œuvre « Door to infinity » « dialogue avec le plat composé de lieu jaune, laitue de mer, beurre blanc et poudre solaire. Elle en prolonge les textures et les saveurs, traduisant en image l’harmonie entre la douceur de la chair, la fraîcheur marine et la chaleur lumineuse du beurre et de la poudre solaire délicatement saupoudrée et qui donne le ton.

ACTE IV – DESSERT – Le souffle cacao
Pour le dessert, les rôles s’inversent. François a créé le dessert, et Morgane Soulier s’en est inspirée pour composer son œuvre « The Softness of Leaving« . Le cacao, l’agrume et la cardamome se transforment en une interprétation visuelle délicate, où saveurs et émotions se répondent dans une douceur poétique.

Une version plus immersive : Une belle alchimie
Ce qui rendait la soirée encore plus captivante, c’était ce va-et-vient fascinant : François, puis Morgane, puis le sommelier Guillaume Grabisch qui venaient partager leurs explications, leurs interprétations, leurs visions et relever nos impressions sur le vif.
Mais le plus stimulant pour moi restait ce voyage intérieur : chercher, explorer, laisser mon intuition décider de ce que je voulais voir, comprendre… ou ne pas comprendre.
Échanger avec mes compagnons de table ajoutait une dimension supplémentaire : rires, impressions partagées, surprises, débats passionnés. Chaque conversation enrichissait l’expérience et offrait un autre regard sur cette aventure sensorielle unique.
L’IA a-t-elle sa place dans un restaurant ?
Loin d’être une simple démonstration technologique, cette expérience invite à réfléchir au rôle réel de l’IA dans la créativité culinaire.
Ici en tous cas, l’algorithme ne cherche pas à remplacer le chef, mais à ouvrir de nouvelles perspectives : des associations inattendues de textures, de couleurs et d’émotions émergent, donnant naissance à des expériences sensorielles inédites.
Le positif : l’IA agit comme un révélateur. Un outil d’inspiration qui élargit le champ des possibles et stimule l’imagination.
Les limites de l’IA : elle ne ressent pas, ne goûte pas et ne comprend ni l’histoire ni l’âme d’un plat. Elle peut surprendre, mais elle ne remplacera JAMAIS le geste, l’instinct et la sensibilité du chef, qui garde heureusement le dernier mot comme le souligne justement François..
En cuisine, l’IA n’est pas un substitut. C’est un partenaire et il est clair que cela devrait rester ainsi.
Une immersion sensorielle et interactive
Les œuvres signées Morgane Soulier étaient présentées en parallèle au restaurant Les Roses. En résonance avec le menu, elles offraient une plongée visuelle dans l’univers de cette collaboration innovante. Elles resteront sur place pour en faire profiter les clients.
Les œuvres sont mises en vente au profit de l’association Ma Chance Moi Aussi, qui accompagne des enfants en situation de vulnérabilité.
Le public peut découvrir ce menu à partir du vendredi 20 février. Une expérience où saveurs, émotions et imaginaire dialoguent et marquent les esprits autant que les papilles.
Infos pratiques
Menu inspiré par l’IA : 75 €
Restaurant ouvert du jeudi au lundi de 19h à 23h
et le dimanche de 12h à 14h et de 19h à 23h
Réservé aux personnes majeures.
Informations : www.casino2000.lu





