Stress : veiller aux premiers signes d’alerte

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Et si notre meilleure résolution de l’année nouvelle était d’apprendre à gérer notre stress et à détecter les premiers signes d’alerte de l’installation d’un stress permanent? Car si un petit coup de stress fait partie de la vie, un stress prolongé ou continu est souvent la glissade vers l’épuisement. 

Le stress bénéfique, nous le connaissons tous. C’est le défi qui stimule. C’est lui qui nous aide à passer un examen, relever un projet ou franchir un cap dans la vie. C’est le «coup d’adrénaline», au sens propre comme au figuré, qui augmente notre vigilance et nos performances, tant physiques que mentales. 

Mais comme l’athlète à la fin de l’effort, comme l’artiste après son spectacle, il est essentiel de pouvoir relâcher la pression, pour éviter la spirale vers l’épuisement. Gérer son stress, c’est donc avant tout pouvoir se déconnecter des causes de tension, qu’elles soient familiales ou professionnelles. Pouvoir sortir entre amis, prendre du repos, confier ses enfants afin de prendre du temps pour soi et échanger au sein de son couple, sont autant d’exemples.

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Quels sont les signaux d’alarme?

Mais gérer son stress, c’est aussi écouter son corps et son esprit, afin de détecter les premiers signes de la « surchauffe lorsque le stress devient continu: fatigue, troubles du sommeil, irritabilité, oublis, et parfois une certaine démotivation. En effet, ces signes sont le témoin d’un burn-in avec, si l’on n’y prend garde, un risque réel de glissade vers le mal du siècle, qu’est le burn-out. 

On considère souvent que le burn-in commence lorsque l’on est en surchauffe depuis au moins un mois. Comme une batterie qui se décharge petit à petit sans jamais se recharger, notre organisme nous permet de faire face, mais nos neurotransmetteurs et hormones de résistance au stress (dopamine, cortisol) s’épuisent, et insidieusement différents voyants s’allument:

  • physiques (fatigue, problèmes de sommeil, maux de tête, vertiges…); 
  • émotionnels (hypersensibilité, irritabilité, anxiété…); 
  • motivationnels (perte de confiance en soi, perte de motivation);
  • cognitifs (soucis de mémoire et de concentration, impression d’avoir la tête vide…).
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Du burn-in au burn-out

Le burn-in désigne la première phase de l’épuisement professionnel. On puise dans ses réserves d’énergie face à un stress chronique, sans jamais récupérer. On est présent au travail mais épuisé, et moins productif. On parle parfois de présentéisme, pour désigner le fait d’être présent au travail alors que l’état de santé ne permet pas d’être pleinement productif. 

Le burn-out (également appelé syndrome d’épuisement professionnel) désigne l’étape finale qui peut survenir si l’on n’intervient pas durant la phase de burn-in. Il s’agit d’un épuisement profond, total, qui aboutit à un arrêt de travail obligatoire, avec des symptômes similaires à ceux d’une dépression sévère, pouvant dans certains cas justifier une hospitalisation.

Burn-out: mieux vaut le prévenir que le guérir

On considère habituellement qu’au bout de 6 mois en «surchauffe», le risque est grand de sombrer dans le burn-out. Les symptômes sont de même nature, mais infiniment plus intenses: la fatigue devient un épuisement complet, les troubles anxieux peuvent aboutir à une dépression grave, la motivation atteint le niveau zéro et l’efficacité du patient est nulle. On parle aussi parfois de « crash allostatique » pour désigner ce moment où, face aux agressions du quotidien, notre corps et notre esprit jettent le gant.

Outre l’impact individuel, le coût économique de l’épuisement professionnel est majeur. Au Luxembourg, le Quality of Work Index 2024 de la Chambre des salariés (CSL) et de l’Université du Luxembourg dressait un constat préoccupant, en observant que 51% des salariés interrogés présentaient une souffrance psychique accrue ou élevée. La CSL pointait, parmi d’autres, les secteurs Horeca, commerce, construction, santé ou encore les salariés aux horaires atypiques. Dans les secteurs les plus concernés, on peut même parler de situation d’urgence, avec un nombre très élevé de salariés en situation de burn-out, de dépressions liées au travail et de troubles du sommeil majeurs. 

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Nous connaissons tous des collègues ou des amis qui ont été victimes d’un véritable burn-out, et nous savons que les séquelles peuvent en être très sévères: plusieurs mois, voire plusieurs années pour en sortir, mais aussi des troubles cognitifs parfois définitifs, au point qu’une personne sur 6 ne sera plus capable de travailler. Pour toutes ces raisons il est essentiel de corriger et d’y être attentif dès les premiers signes d’alerte.

Lalux-DK

Article composé par le Dr Mertens

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